Blog 126
Mai 2009
« Additif » au Blog 125.
Dans mon Blog 125 j’évoquais les problèmes d’ordre médical liés à l’âge des patients et aux difficultés pour les soigner dans le cadre d’un budget limité par le montant des retraites face aux dépassements d’honoraires qui se généralisent surtout chez les spécialistes.
J’évoquais la possibilité actuelle de couvrir ces suppléments par les Mutuelles mais en poussant un peu plus loin ma réflexion je me demande si cette solution pourra s’éterniser pour une raison toute simple touchant au montant des cotisations à ces Mutuelles et destinées aux remboursements sur des bases actuellement supportables grâce aux réserves constituées au fil du temps...
Evidemment le raisonnement que je vais développer ci-après ne s’appliquera pas à ce que j’appelle des « fausses Mutuelles » et qui sont en réalité des compagnies d’assurances dont le profit est le principal élément moteur...
Mais pour les « vraies Mutuelles » dont l’éthique repose sur la devise « Un pour tous, tous pour un » et d’où est exclue la notion de profit le cas sera différent car un équilibre financier est une question de vie ou de mort. En effet, ce type de Mutuelles est souvent associé aux caisses de retraite des salariés et bien que des péréquations internes soient officiellement proscrites ces organismes doivent être en équilibre financier interne ce qui risque à terme d’affecter le montant des retraites dans un sens défavorable pour les ayants droit sauf à courir le risque de voir augmenter jusqu’à une limite insupportable les cotisations de ces Mutuelles ce qui fragilisera encore plus notre économie du fait de la réduction du « pouvoir d’achat »...
Dans mon propos je n’évoque pas le cas des réductions des participations patronales à tout ce système de protection sociale dues aux faillites et autres délocalisations faute d’informations suffisantes, mais qu’en est-il ?...
Quoi qu’il en soit nous avons affaire là à un système en rupture d’équilibre dont il faut avoir conscience et il nous faut mettre les différents acteurs sociaux face à leurs responsabilités et tout d’abord le corps médical dont les médecins spécialistes et les pharmaciens sans parler des laboratoires fabricants de nos médicaments de plus en plus chers...
Bonne réflexion.
Rlz
mardi 26 mai 2009
lundi 4 mai 2009
A 80 ans est on trop vieux pour être soigné ? Blog 125
Blog 125
Mai 2009
A 80 ans est-on trop vieux pour être soigné ?
Sans vouloir généraliser d’une façon outrancière je voudrais relater quelques petits évènements médicaux que j’ai vécus récemment et qui m’amènent à me poser des questions sur le peu d’intérêt que peuvent porter aujourd’hui certains médecins spécialistes aux personnes âgées dont je fais hélas partie...
J’ignore s’il s’agit de cas marginaux dus à l’appréciation personnelle de ces professionnels de santé et qui s’inscrivent dans une « stratégie concertée » surement connue du Conseil de l’Ordre des Médecins, organisme corporatif officiel, ou s’il s’agit d’initiatives individuelles reposant sur certains critères qu’il serait intéressant de connaitre...
J’avais toujours cru que les médecins lors de la présentation de leur thèse de Doctorat s’engageaient à soigner leurs malades selon des règles éthiques connues sous le nom de « Serment d’Hippocrate ». Il serait trop long, dans le cadre de ce petit texte d’énoncer tous les points sur lesquels le futur Docteur s’engage pour l’exercice de son « Art » selon Hippocrate. Cependant, il est important de rappeler que l’aspect lucratif de l’acte médical ne doit jamais primer l’obligation, sinon d’obtenir un résultat, mais du moins d’engager une thérapie jugée la plus adéquate dans le cadre de la prise en charge du malade...
Je ne voudrais pas passer sous silence le désintéressement pécuniaire de médecins que j’ai connus naguère et ceux qui aujourd’hui encore me soignent avec compétence et humanité ainsi que ma famille et cela sans les « dépassements d’honoraires » voire « dessous de table » qui ont tendance à se généraliser surtout chez les spécialistes...
Quelques exemples récents sont à l’origine de mes interrogations actuelles, en l’occurrence le fait de répondre au patient que je suis que je n’ai rien de particulier et que je fais une « fixation » à partir d’une douleur locale ou générale non décelable à l’examen clinique et qui serait peut-être plutôt de la compétence d’un autre spécialiste vers lequel on m’oriente et qui me fait le même type de réponses...( stomatologues, chirurgiens-dentistes, ORL, pneumologues...).
Tout se passe comme si mon cas ne les intéressait pas et là je pèse mes mots : à 80 ans mon espérance de vie est très réduite et les résultats à attendre d’un quelconque traitement sont limités du fait de l’usure générale de mon organisme ce qui ne serait pas flatteur pour le médecin qui engagerait une thérapie vouée à l’échec...
Et puis en poussant l’analyse critique jusqu’à la limite du cynique on peut se demander s’il n’y pas d’autres intérêts sous-jasant :
- au niveau de la Sécurité Sociale qui économiserait sur des remboursements de médicaments ayant des effets peu probants sur les personnes âgées,
- au niveau des mutuelles de plus en plus en difficultés et qui devraient assurer des remboursements nouveaux face aux dépassements d’honoraires de plus en plus fréquents,
- que sais-je encore ?...
Il n’est qu’à voir la limitation dans le temps des hospitalisations des personnes âgées pour s’en convaincre, bien que certains arguments d’ordre psychologique soient souvent avancés.
Je sais que ces propos sont provocateurs et déplairont à certains mais je ne pense pas être le seul à me poser ce type de questions et j’assume mes responsabilités de citoyen face à la déferlante concernant le coût des soins médicaux dont les personnes âgées semblent à la fois de plus en plus les victimes et les exclues...
Je vous souhaite une bonne santé...
Rlz
Mai 2009
A 80 ans est-on trop vieux pour être soigné ?
Sans vouloir généraliser d’une façon outrancière je voudrais relater quelques petits évènements médicaux que j’ai vécus récemment et qui m’amènent à me poser des questions sur le peu d’intérêt que peuvent porter aujourd’hui certains médecins spécialistes aux personnes âgées dont je fais hélas partie...
J’ignore s’il s’agit de cas marginaux dus à l’appréciation personnelle de ces professionnels de santé et qui s’inscrivent dans une « stratégie concertée » surement connue du Conseil de l’Ordre des Médecins, organisme corporatif officiel, ou s’il s’agit d’initiatives individuelles reposant sur certains critères qu’il serait intéressant de connaitre...
J’avais toujours cru que les médecins lors de la présentation de leur thèse de Doctorat s’engageaient à soigner leurs malades selon des règles éthiques connues sous le nom de « Serment d’Hippocrate ». Il serait trop long, dans le cadre de ce petit texte d’énoncer tous les points sur lesquels le futur Docteur s’engage pour l’exercice de son « Art » selon Hippocrate. Cependant, il est important de rappeler que l’aspect lucratif de l’acte médical ne doit jamais primer l’obligation, sinon d’obtenir un résultat, mais du moins d’engager une thérapie jugée la plus adéquate dans le cadre de la prise en charge du malade...
Je ne voudrais pas passer sous silence le désintéressement pécuniaire de médecins que j’ai connus naguère et ceux qui aujourd’hui encore me soignent avec compétence et humanité ainsi que ma famille et cela sans les « dépassements d’honoraires » voire « dessous de table » qui ont tendance à se généraliser surtout chez les spécialistes...
Quelques exemples récents sont à l’origine de mes interrogations actuelles, en l’occurrence le fait de répondre au patient que je suis que je n’ai rien de particulier et que je fais une « fixation » à partir d’une douleur locale ou générale non décelable à l’examen clinique et qui serait peut-être plutôt de la compétence d’un autre spécialiste vers lequel on m’oriente et qui me fait le même type de réponses...( stomatologues, chirurgiens-dentistes, ORL, pneumologues...).
Tout se passe comme si mon cas ne les intéressait pas et là je pèse mes mots : à 80 ans mon espérance de vie est très réduite et les résultats à attendre d’un quelconque traitement sont limités du fait de l’usure générale de mon organisme ce qui ne serait pas flatteur pour le médecin qui engagerait une thérapie vouée à l’échec...
Et puis en poussant l’analyse critique jusqu’à la limite du cynique on peut se demander s’il n’y pas d’autres intérêts sous-jasant :
- au niveau de la Sécurité Sociale qui économiserait sur des remboursements de médicaments ayant des effets peu probants sur les personnes âgées,
- au niveau des mutuelles de plus en plus en difficultés et qui devraient assurer des remboursements nouveaux face aux dépassements d’honoraires de plus en plus fréquents,
- que sais-je encore ?...
Il n’est qu’à voir la limitation dans le temps des hospitalisations des personnes âgées pour s’en convaincre, bien que certains arguments d’ordre psychologique soient souvent avancés.
Je sais que ces propos sont provocateurs et déplairont à certains mais je ne pense pas être le seul à me poser ce type de questions et j’assume mes responsabilités de citoyen face à la déferlante concernant le coût des soins médicaux dont les personnes âgées semblent à la fois de plus en plus les victimes et les exclues...
Je vous souhaite une bonne santé...
Rlz
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