jeudi 24 juillet 2008

L'action et la Réaction dans la Société humaine


Blog 110

Juillet 2008

L’Action et la Réaction dans la Société humaine...

Il est bien connu qu’en mécanique une « action » entraine inévitablement une « réaction ».

Cette loi élémentaire de la physique que l’on rencontre à chaque instant de la vie sans en avoir conscience, ne serait-ce qu’en s’asseyant sur une chaise, a son équivalent dans la société humaine du fait des relations entre les individus qui n’ont pratiquement jamais les mêmes intérêts aux mêmes instants...

Le cas le plus simple et le plus répandu est la relation « Employeur / Employé » dont en général les intérêts sont contradictoires c’est ce que nombreux économistes et particulièrement Marx, Engels, Jaurès et bien d’autres ont démontré depuis bientôt 2 siècles si l’on exclut les Encyclopédistes et leurs adeptes dont Claude Saint Simon.

Il est évident que les personnages célèbres que je viens de citer et dont les études et réflexions sur ces sujets de société apparaissent avec une ampleur sans précédent aujourd’hui dans notre « civilisation » hyper consommatrice en même temps que dévastatrice pour l’espèce humaine et la nature en général. Cependant ces intellectuels avaient, je l’imagine, sinon explicité tout du moins pressenti une extension quasi exponentielle de l’antagonisme des classes reposant sur la notion « d’action / réaction »...

A cela on peut ajouter sur le thème « action / réaction » les conflits guerriers qui de toute évidence s’inscrivent dans ce même principe : une action entrainant inévitablement une réaction de la part de celui qui est agressé.

A partir de ces exemples déplorables mais, semble t’il, à priori, néanmoins inéluctables on peut se poser la question de savoir si les bases sur lesquelles la société humaine a été organisée jusqu’à présent sont, par principe, mauvais ou perfectibles...

Même en imaginant que dès les premières civilisations humaines le principe
« d’action / réaction » n’ait eu que de faibles conséquences entre les hommes on peut supposer qu’avec les irréversibles progrès matériel et social aggravés par la démographie croissante au fil du temps on peut se demander si ce principe, comme en physique, est incontournable et n’est pas dans la nature des choses y compris chez tous les êtres vivants et là on peut penser à Darwin...

En élargissant notre domaine de réflexion on peut aussi se demander si l’entretien et l’aggravation de cette dualité, pour ne pas dire antagonisme, est du domaine de linné ou de l’acquis.

Cette 2 ème éventualité serait réjouissante car elle conforterait les partisans des méthodes éducatives reposant sur le pari de l’amélioration de la Société par l’amélioration de l’Homme....

Il est évident que cette solution est connue et pratiquée de longue date mais a-t-elle été pensée en tenant compte de tous les paramètres tant physiques que moraux et a-t-elle fait intervenir le facteur psychique dont l’accès n’est possible que par un recours à des symboles qui requièrent une sensibilité voire une intuition innées ?

L’apparente opposition entre l’action et la réaction conduit, au niveau social, à des conflits à partir du moment où les 2 composantes principales de la société ont des intérêts divergents ( patronat et prolétariat par exemple).

En effet, et c’est le cas le plus fréquent et d’actualité, quand la recherche du profit maximal d’une entreprise conduit à des licenciements et ( ou ) à des délocalisations, et là ce type de conflits met en évidence l’incompatibilité des intérêts des 2 parties.

En généralisant, le mot « réaction » qualifie l’attitude du patronat par rapport aux salariés et, à une échelle beaucoup plus grande, la finance internationale.

L’emploi du mot « réactionnaire » est péjoratif à juste titre dans la bouche de ceux qui subissent les méfaits politiques et sociaux de la classe dirigeante qui fait tout pour pérenniser et accroître ses positions de dominance ....

Ce court exposé qui, par le biais de la physique, tend à démontrer que la nature humaine est en permanence confrontée à un conflit binaire et qu’il appartient d’en prendre conscience et de mettre en place une société dans laquelle cette dualité est surmontée par le biais d’une culture d’où la recherche du pouvoir individuel ou de classe sera exclue...


Et l’on peut toujours rêver en imaginant que les lois de la physique évoquées ci-dessus ne s’appliquent pas dans le domaine social, mais alors quels sont les moteurs idéaux de la société moderne ?

Rlz

samedi 19 juillet 2008

Aimé Césaire Blog 109


Blog 109

Juillet 2008

Aimé Césaire

( Extrait d’un "retour au pays natal " )

Partir. Mon cœur bruissait de générosités emphatiques. Partir...j’arriverais lisse et

jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition

de ma chair : « J’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies. »

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : « Embrassez-moi sans crainte...Et si je

ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai. »

Et je lui dirais encore :

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la

liberté de celles qui s’affaissent au cachot de désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :

« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les

bras en l’attitude stérile du spectateur, car la vie n’est pas un spectacle, car une mer de

douleurs n’est pas un proscenium, car un homme qui crie n’est pas un ours qui

danse... »

Et voici que je suis venu !

Aimé Césaire

samedi 12 juillet 2008

Pourquoi ? Blog 108

Violences Urbaines

Blog 108

Juillet 2008

Pourquoi ?...

J’ai lu récemment sur je ne sais plus quel site Internet une chose que je savais déjà mais que j’avais négligé de prendre au sérieux bien que le précédent mandat présidentiel en avait plus ou moins fait l’objet à propos des emplois fictifs de la ville de Paris...

Vous l’avez tous compris il s’agit de l’immunité dont font l’objet certains élus et particulièrement le Président de la République pendant la période de leurs mandats.

En effet, pourquoi ces élus seraient-ils au dessus des Lois du fait qu’ils ont été chargés par le peuple, en principe « souverain », d’une mission de confiance qui suppose une honnêteté et un désintéressement à toutes épreuves ?

Sans vouloir entrer dans des détails plus ou moins sordides il est de notoriété publique que certains élus se permettent des choses que l’on ne pardonnerait pas au citoyen de base ( acquisitions de propriétés à des prix préférentiels, voyages personnels et familiaux, réceptions somptuaires, etc.).

J’estime pour ma part que nos élus doivent montrer l’exemple et être d’une probité sans faille sinon c’est la porte ouverte à tous les dérapages possibles et la perte de confiance envers tous les hommes et les femmes politiques...

De plus c’est placer les autorités policières et judiciaires dans des situations intenables vis-à-vis de l’ensemble de la société qui leur faisait confiance et les respectait.

Et là je pense à la délinquance qui va en s’aggravant surtout parmi les jeunes et les moins jeunes qui font des comparaisons.

Bonne réflexion.

Rlz

mercredi 9 juillet 2008

L'église et la Télévision Blog 107


Blog 107

Juillet 2008

L’église et la Télévision...

Peut-être, comme moi, avez-vous remarqué que nos 4 chaines de télévision nationale, indépendamment des informations déjà très portées sur les sujets religieux, proposent de plus en plus de films ou pièces de théâtre dont un ou plusieurs personnages sont des religieux ( curés, « bonnes sœurs », missionnaires, voire Pape, etc.) sans parler des églises, calvaires et autres édifices du même genre qui apparaissent dans les paysages....

Les scènes de mariages ou d’obsèques religieuses sont de plus en plus présentes dans les narrations d’histoires d’un niveau de plus en plus quelconque.

De plus, si l’on observe avec quelque attention les décors des habitations dans lesquelles se déroulent les scènes filmées il est bien rare qu’il n’y ait pas de crucifix au dessus des lits ou dans un coin quelconque de ces habitations et cela sans parler des messes glissées dans les scénarios...

Regardez et sans vous donner trop de peine vous découvrirez comme moi cette invasion latente téléguidée depuis Rome et mise en pratique par les membres de l’Opus Dei qui ont investi nos chaines de TV...

Et ce n’est pas tout il est de plus en plus fréquent de voir des reportages avec interviews de religieux de toutes obédiences mais principalement catholiques sans parler des Associations de parents d’élèves telles que la PEEP qui sont considérées comme représentatives face aux Associations plus importantes engagées en matière de laïcité.

Cette opération de mise en condition est très bien orchestrée d’une part car elle s’opère par « doses » progressives et, d’autre part bénéficie de la nouvelle programmation sur plusieurs jours de feuilletons permettant l’entretien d’un suspens propice à une bonne imprégnation...

Et tout cela en plus des émissions spécifiques du dimanche matin pendant des heures alors que La libre Pensée et les Obédiences Maçonniques n’ont droit qu’à à peine un quart d’heure, sur France Culture, chacune une fois par mois...

Voyez et jugez....

Rlz

samedi 5 juillet 2008

La vérité sur Ingrid Bétancourt Blog 106


Blog106

Juillet 2008

La vérité sur Ingrid Bétancourt

INFILTRATION ? NON ! REDDITION DES FARC !

Libération d'Ingrid Betancourt: ce que ne dit pas la version officielle...

Mediapart

Hollywood aura du mal à scénariser la libération d'Ingrid Betancourt. Le gouvernement colombien, avec l'aimable participation des Etats-Unis et d'anciens des services secrets israéliens, s'est déjà chargé de nous offrir un véritable conte de fées, prenant parfois les allures d'une bluette de série B. Les médias prennent leurs lecteurs et leurs téléspectateurs pour des imbéciles en persistant à raconter sans le moindre recul, sauf celui de notre confrère Gilles Perez, et avec des trémolos dans la voix, le succès de « l'opération militaire » réussie par l'armée colombienne.

Ce n'est pas remettre en cause le courage d'Ingrid Betancourt, le plaisir d'apprendre enfin sa libération, ni son extraordinaire volonté de surmonter ses souffrances. Ce n'est pas minimiser le soulagement de ses familles. Mais le gouvernement colombien tente de vendre au monde entier comme un fait d'armes, ce qui n'est qu'une reddition d'un groupe des FARC.

Car ce groupe, il y a un peu plus de trois mois, avait fait savoir aux autorités colombiennes, qui s'en firent officiellement l'écho plus tard, qu'il était prêt à se rendre. Et qu'il était prêt à rendre les otages sous son contrôle, en échange d'une immunité et d'un départ en exil pour la France.

C'est
vers la fin du mois de mars, comme le quotidien El Tiempo s'en fit l'écho avec l'interview d'un prêtre, que le groupe chargé de la garde d'Ingrid Betancourt et des trois « militaires américains » (nul ne les a vus d'ailleurs depuis leur libération mercredi) a officialisé ses contacts avec le gouvernement colombien. Le marché proposé par quelques chefs fatigués et désorientés était clair : la livraison de la quinzaine d'otages contre de l'argent et l'immunité.

Les différents recoupements effectués auprès de journalistes de Radio Caracol, la radio qui diffuse tous les jours des messages à l'intention des otages, de l'agence de presse Anncol (réputée proche des FARC) et de journalistes colombiens qui ne veulent pas s'attirer les foudres de la présidence de leur pays, permettent de reconstituer l'histoire d'une reddition transformée en opération militaire. Succès militaire qui permet opportunément de renforcer l'image de l'armée et d'un président par ailleurs occupé à faire modifier la constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois à la prochaine élection présidentielle.

Dès le mois de mars, de premières indications sur l'opération engagée

Le 25 mai donc, le lendemain de l'annonce de la mort du vieux chef des FARC, Manuel Marulanda, le président Uribe, au cours d'une réunion informelle avec des citoyens, déclara officiellement que le groupe de guérilleros qui gardait Ingrid Betancourt et les trois Américains était prêt à les relâcher en échange de l'immunité et d'une récompense. Pour le président il s'agissait de prévenir les fuites dans la presse sur une opération de « retournement » déjà engagée depuis au moins deux mois.

C'est en effet le 27 mars, au lendemain de la mort du chef des FARC, que El Tiempo, journal proche du gouvernement, publie sa première allusion à cette manœuvre. Il s'agit alors de mettre à profit la lassitude de nombreux guérilleros désorientés par la mort de Raul Reyes. Le vieux chef a été liquidé le samedi 1er mars par un missile frappant son camp situé moins de deux kilomètres à l'intérieur du territoire de l'Equateur.

Dans l'un des trois ordinateurs de Raul Reyes, chargé habituellement de négocier avec divers intermédiaires, avec la Croix-Rouge, avec le président équatorien et Hugo Chavez, les services de renseignements de l'armée colombienne, aidés par leurs conseillers américains, ont rapidement découvert le moyen de contacter le groupe chargé d'Ingrid Betancourt et de localiser la zone où il se cachait. A ce moment, d'ailleurs, un premier mécanisme de libération de la Franco-Colombienne était en cours de réalisation.

L'ambassadeur de France en Equateur l'a laissé entendre quelques jours après la mort de Raul Reyes. Paris savait alors que le négociateur des rebelles avait établi un camp provisoire en territoire équatorien. Il était en contact étroit avec la France et les gouvernements équatoriens et vénézuéliens. Le détachement présent sur le territoire équatorien, expressément autorisé par les émissaires du président Rafael Correa, avait pour mission d'organiser le transfert des otages, depuis cette zone frontière.

Surtout, Raul Reyes, responsable de la communication de la guérilla, souhaitait changer d'interlocuteur, les interventions bruyantes du Vénézuélien Hugo Chavez risquant de remettre en cause l'éventuelle libération des membres des FARC emprisonnés en Colombie. C'est en tous les cas ce qu'auraient rapporté aux services spéciaux équatoriens deux membres des FARC, rescapés de l'attaque du camp.

Ces deux membres ont confirmé que des éléments équatoriens armés avaient fourni une aide logistique permettant à la guérilla d'installer un poste de commandement et de communication provisoire. Ces deux rescapés ont depuis été mis en sûreté dans les environs de Quito, la capitale du pays.

La Colombie fait échouer un processus de libération via l'Equateur

Ces deux guérilleros ont décrit la précision de l'attaque qui a détruit ce camp, attaque à laquelle ils ont échappé parce qu'ils s'étaient éloignés de quelques centaines de mètres. Ils ont raconté que cinq bombes ont frappé simultanément la vingtaine d'hommes qui y vivaient depuis quelques jours. Selon plusieurs sources, ces bombes ou missiles n'ont pas été largués par des avions colombiens mais par des appareils américains volant à haute altitude. Ils ont été guidés par le faisceau d'ondes émis par l'un des téléphones satellites utilisés par Raul Reyes.

Ayant réussi à se procurer quelques jours auparavant le numéro de ce téléphone, et en accord avec le gouvernement colombien, les responsables américains ont estimé nécessaire de mettre un terme à la négociation qui était sur le point d'être finalisée. La libération d'Ingrid Betancourt était alors programmée pour le 8 mars, journée internationale de la femme.

L'objectif de cette attaque, toutes les informations et tous les indices l'indiquent, était de remettre en cause la libération d'une otage médiatique. Car, dans ces conditions, cette libération aurait redoré la réputation d'une guérilla en perte de vitesse; elle aurait été portée au crédit de l'Equateur, du Venezuela et de la France. La mort, dans des conditions mal éclaircies, le vendredi 7 mars, d'un autre dirigeant des FARC, Yvan Rios, ne pouvait qu'accentuer la tentation de rupture de tout processus de négociation.

Si ces deux opérations ont été concertées, il est évident qu'elles visaient à affaiblir la fraction des guérilleros désireuse de sortir de l'impasse et de négocier les libérations. Le président Correa de l'Equateur déclara alors publiquement : « Regardez la bassesse d'Alvaro Uribe, il savait qu'en mars douze otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt. Il le savait et il a utilisé ses contacts pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu'il s'agissait de contacts politiques et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable. »

Une négociation directe avec le groupe détenant Ingrid Betancourt

Une autre partie de poker politique pouvait alors être engagée par les Colombiens. Elle consista à prendre contact directement avec le groupe identifié gardant Ingrid Betancourt, et à le convaincre que la reddition était la meilleure des solutions.

L'armée se rapprocha d'eux; elle cessa de harceler ce groupe d'une centaine de personnes. Ce qui lui a permis de se procurer plus facilement des médicaments et des provisions, pour les guérilleros et pour les otages. D'où l'apparence de meilleure santé des otages libérés mercredi : ils ont eu le temps de reprendre des forces, même s'ils n'étaient évidemment pas conscients de ce qui se tramait.

Il n'y a eu, en dépit de la version officielle, aucune infiltration des services spéciaux militaires. Simplement, avec l'aide logistique (et notamment le support de drones) américaine, le groupe a été suivi jour après jour pendant que se préparait par radio, et par l'intermédiaire d'un émissaire, le scénario de reddition. Scénario reposant, comme l'a expliqué Ingrid Betancourt, sur une évacuation de sécurité par une ONG imaginaire. De quoi faire admettre, à ceux qui n'étaient pas dans le secret, l'arrivée de plusieurs hélicoptères, puisque les FARC ne disposent pas de ce type de moyens aériens.

Il a évidemment fallu plusieurs semaines pour qu'un maximum de chefs du groupe soient convaincus. La condition de ce groupe des FARC étant d'abord l'impunité promise et l'assurance qu'aucun coup de feu ne serait tiré. Le contrat a été respecté. Vers le 15 juin, le gouvernement colombien a fait demander à la France si l'offre d'accorder l'asile aux rebelles, offre faite tant par Nicolas Sarkozy que par François Fillon, tenait toujours. La réponse ayant été positive, la phase finale de l'opération a été mise en route sans que les rebelles aient à se déplacer, les otages étant à peu près désormais « présentables ».

Il ne restait plus, au moment du dénouement, qu'à accréditer l'invraisemblable version d'une opération militaire surprise, résultat d'une opération d'infiltration. La réalité est moins glorieuse pour l'armée colombienne. Mais l'essentiel est la liberté d'Ingrid Betancourt et de ses quatorze compagnons de captivité.