vendredi 30 novembre 2007

Un peu de Poésie

Blog 066 a

Novembre 2007

Un peu de Poésie

Ordre du jour

Tenir l’âme en état de marche

Tenir le contingent à distance

Tenir l’âme au dessus de la mêlée

Tenir Dieu pour une idée comme une autre

Un support, une éventualité,

Une contrée sauvage de l’univers poétique

Tenir les promesses de son enfance

Tenir tête à l’adversité

Ne pas épargner l’adversaire

Tenir parole ouverte

Tenir la dragée haute à ses faiblesses

Ne pas se laisser emporter par le courant

Tenir son rang dans le rang de ceux qui sont

décidés

à tenir l’homme en position estimable

Ne pas se laisser séduire par la facilité

Sous le prétexte que les pires

Se haussent commodément au plus haut niveau

Et que les meilleurs ont peine à tenir la route

Etre digne du privilège d’être

Sous la forme la plus réussie : l’homme.

Ou mieux encore, la femme.

Jean-Paul Rosnay

jeudi 29 novembre 2007

Jusqu'où aller avec les religions ?

Blog 065

Novembre 2007

Jusqu’où aller avec les religions ?

Notre Blog 064 répercutait un certain nombre d’informations relatives aux exigences des pratiquants de la religion musulmane dans nos pays européens laïques, voire de culture chrétienne, depuis un certain temps mais cela ne doit pas nous faire oublier les excès auxquels étaient arrivés nos tenants du christianisme catholique ou protestant au cours des siècles passés dont l’Inquisition de triste mémoire...

Et est-il nécessaire de rappeler les commandos anti IVG du Professeur Lejeune et l’incendie d’un cinéma parisien projetant « La dernière tentation du Christ » il y a une dizaine d’années ? Et cela sans parler des mises à l’index d’autres films dont« Le Da Vinci Code »... Et là je me limite à notre hexagone européen n’étant pas suffisamment informé de ce qui se passe dans les pays des autres continents...

Nous sommes tellement conditionnés par nos religions locales que nous n’en voyons plus les excès et les habitudes souvent à la limite des principes laïques Constitutionnels telles que les messes organisées par les Mairies à l’occasion d’une fête nationale ou d’un anniversaire historique...

Il serait trop long de citer tous les cas connus ou oubliés de provinciaux ( Bretons ou Vendéens) ayant dû quitter leurs villages n’ayant pas pu trouver de travail sur place car ils n’allaient pas à la messe, à tel point que dans les années 1930, des réseaux spécialisés de militants laïques faisaient venir dans la région parisienne ces demandeurs d’emploi où ils leur trouvaient du travail en particulier dans les chemins de fer...

Et là je ne rappelle pas dans le détail l’Inquisition de triste mémoire et le martyr du Chevalier de la Barre à Abbeville suite au non salut d’une procession religieuse il y a à peine 3 siècles dans le pays qui allait devenir celui « des Lumières »...

On parle aujourd’hui beaucoup de Laïcité à toutes occasions et même c’est à ce titre que les tenants des religions prétendent avoir des droits selon une interprétation qui n’a rien à voir avec l’esprit même de la liberté de conscience et du respect des autres options légales qui s’appliquent à tous...

S’il est vrai que les Musulmans sont partis à la conquête de l’Europe une nouvelle fois après le 8 ème siècle avec l’intention d’islamiser un maximum de peuples regardons ce que firent il y a des siècles nos Croisés et nos « Pères blancs » plus près de nous dans les pays que nous avions « colonisés »...

Je tenais aujourd’hui à faire cette mise au point pour, qu’après la parution de mon précédent Blog (64), on s’imagine que je fasse une sélection entre les différentes religions qui ont toutes les mêmes ambitions hégémoniques sur nos esprits et nos façons de vivre.

Rlz

mercredi 28 novembre 2007

Islam conquérant l'Europe

Blog 064

Novembre 2007



ISLAM CONQUERANT L' EUROPE

Cela devient inquiétant ...
Edifiant mais inquiétant
Ce que vous ne pourrez nier se passe également en Belgique et dans
toute l'Europe !!!
- Saviez vous que de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées
des cours de sport et de biologie, tout en étant non pénalisées pour leur
examen ?
(Source : Nouvel Obs)
- Saviez vous que des musulmanes exigent et obtiennent des horaires
qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales ?
(Source : Revue politique)
- Saviez vous que des étudiantes musulmanes, leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari et d'être jugées par une femme ?
(Source : Nouvel Obs)
- Saviez vous qu'une association musulmane
("Unir" à l'Université Paris" XIII) remet en cause le droit d'un professeur "de culture occidentale" de juger le travail d'un étudiant musulman ?
(Source l'Express)

- Saviez vous que des musulmans réclament et obtiennent la
suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ?
- Saviez-vous que des étudiants musulmans, prenant comme excuse
la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël,
dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ?
(Source : Le Parisien)
- Saviez vous que des musulmans réclament et obtiennent
l'interdiction de la viande non hallal dans les écoles françaises
où ils sont majoritaires ?
- Saviez-vous que dans l'administration, des musulmans réclament
des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques ?
- Saviez vous que des musulmans réclament des salles de prières
dans nos collèges, nos lycées et nos universités ?
- Saviez vous que des musulmans demandent aux écoles, universités
et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières
quotidiennes ?
- Saviez vous que des musulmans réclament une révision de nos livres
d'histoire pour y intégrer l'histoire de leur pays et de leur religion ?
(Source : Nouvel Obs)
- Saviez-vous que dans nos manuels scolaires, vont être supprimés
toutes références à Charles Martel ou autres Jeanne d'Arc, afin de ne pas
froisser les français musulmans ?
- Saviez vous que des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des
métiers publics (administration, hôpitaux, écoles, Justice) avec un tchador ?
- Saviez vous que des musulmanes voilées et étudiantes en
médecine exigent de ne soigner que des femmes ?
(Source : Le Monde, Le Figaro)
- Saviez vous que des médecins se sont faits tabasser pour avoir
soigné des femmes sans le consentement de leurs maris musulmans ?
(Source Le Monde, Le Figaro)
- Saviez-vous que sur bon nombre de collèges français à majorité
afro-maghrébine, on trouve les inscriptions " Morts aux Juifs ", "
Mort aux chrétiens " ou " Vive Ben Laden " ?
- Saviez vous que lors des manifestations contre la guerre en Irak,
certains «pacifistes» musulmans exhibaient des portraits de Ben
Laden ou de Saddam?
(Source Les 4 vérités)
- Saviez vous que le sauvageon nommé Djamel ayant brûlé vif une
jeune fille, Sohane, s'est vu acclamé dans sa cité du Val de Marne lors
de sa venue à la reconstitution des faits ?
(Source : JT de France 2)
- Saviez vous que les jeunes noirs et musulmans ayant brûlé vif
un vigile de race blanche d'un supermarché à Nantes (en 2002) n'éprouvent aucun remord et sont fiers d'eux ?
(Source : Témoignage de l'avocat)

- Saviez vous qu'un manuel de bonne conduite "Le licite et
l'illicite en Islam", vendu en France depuis 10 ans, explique comment un bon
musulman doit frapper sa femme : " avec la main ", "sans fouet " ni " morceau de
bois ", et " en épargnant le visage " ?
(Source : l'Express)
- Saviez vous que des milices islamiques patrouillent dans les rues
d'Anvers et d'ailleurs pour " surveiller les mauvais flics blancs
racistes" et appliquer leur propre loi ?
(Source : Libération)

- Saviez-vous que des nouvelles lois vont obliger la police,
l'armée et la fonction publique en générale à embaucher en priorité des " jeunes "
issus de l'immigration et que 35 entreprises dont France Télévision,
Peugeot ou encore le groupe alimentaire Casino ont signé un contrat de préférence étrangère pour l'embauche de leur personnel ?
(Source : gouvernementale et syndicale).
- Saviez-vous que dans des lycées, des musulmanes enfilent leur
manteau avant d'aller au tableau afin de n'éveiller aucune convoitise, que
dans des écoles primaires des pères musulmans refusent que leurs fillettes
soient laissées dans la classe d'un instituteur remplaçant l'institutrice,
qu'une école a dû organiser un sas, sans fenêtres, pour reconnaître les mères,
voilées de la tête au pied, avant de leur rendre leurs enfants ?
(Source : Le Monde 09/07/04)
- Saviez-vous que dans des écoles primaires, des élèves sont allés
jusqu'à instituer l'usage séparé des deux robinets des toilettes, l'un
réservé aux " musulmans ", l'autre aux " Français " ou qu'un responsable local
du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de
sport, car, selon lui, " un circoncis ne peut se déshabiller à côté d'un
impur " ?
(Source : Le Monde 09/07/04)
- Saviez vous que les autres communautés religieuses, (juive,
hindouiste, bouddhiste, etc.) n'exigent pas de revendications équivalentes ?
A faire suivre, sans modération,
car nous sommes en train de nous faire islamiser à grands pas...

mardi 27 novembre 2007

Massacre du code du travail

Blog 063b
Novembre 2007
Massacre du code du travail
dans le silence général
 
par Gérard Filoche, inspecteur du travail.
 
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale,
le 27 novembre et le 4 décembre.
 
En 2005, une commission de 5 «rédacteurs» avait été mise en place et il

était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006, si la grande

mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing,

l’UMP a glissé dans la loi «sur le développement de l’actionnariat

salarié», publiée le 30 décembre 2006, un «cavalier parlementaire»,

l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre.

Puis le Ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer

avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté :
«Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !» Mais Larcher, Villepin,
Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des Ministres.
On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats,
changer le code du travail de fond en comble.
 
On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code
s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er
janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative
n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.
 
Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : «Plusieurs mois,
voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code
révèle tous ses secrets», a reconnu Christian Redé, l’un des 5 rédacteurs du
«comité d’experts».
 
Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de
loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables
à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les
jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et
pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de
sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec «les
obligations des travailleurs» faisant partager les risques et responsabilités
avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !
 
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes :
salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de
l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus
précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre
: intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de
contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations
d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression
du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les
employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse.
La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «salaires».
 
L’apprentissage a été chassé de la partie «contrat de travail» pour être renvoyé
à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie
«négociation collective» alors que c’est un droit constitutionnel non
négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du
fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été
renvoyée dans la partie «administration du travail».
 
Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes,
avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des
recours devant le Conseil d’État ont été déposés contre cette étrange procédure,
alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le
27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il
s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé
(nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons
environ 400 modifications pour réintroduire le droit constant).
 
Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour 16
millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus
contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’État de droit dans l’entreprise.
C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le
coût de la force de travail de 91 % de la population active.
 
C’est un droit évolutif, élaboré en 130 ans, avec des hauts et des bas,
minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque

ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes,

des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute
l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit
qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général,
déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas
d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est «trop
compliqué» pour «intéresser les gens» alors que la vie de 16 millions de
salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en
résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue,
une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.
 
 Rlz
 
 
 

vendredi 23 novembre 2007

Adieu Prudhommes

Blog 062

Novembre 2007

Le pot de fer contre le pot de terre :

« Adieu Prudhommes »

S’il y avait, à ma connaissance, une juridiction paritaire qui, depuis de nombreuses décennies, donnait relativement satisfaction dans le domaine des conflits du travail c’étaient bien les tribunaux PRUD’HOMAUX.

Ces instances paritaires composées d’un nombre égal de représentants du Patronat et des Salariés étaient pratiquement implantées dans tous les départements nationaux et faisaient l’objet d’élections périodiques de ses juges par les 2 partenaires sociaux concernés.

N’étant pas spécialiste du juridique mais néanmoins ancien syndicaliste Cadres j’ai vu aboutir, sans trop de dommages, un certain nombre de procédures touchant au droit du travail dans plusieurs Sociétés dans lesquelles j’ai travaillé...

Je crois pouvoir affirmer que beaucoup de conflits ont trouvé des solutions, sinon pleinement satisfaisantes, tout du moins ne nécessitant pas d’autres procédures...

Hélas, poursuivant sa politique de régression sociale notre gouvernement actuel, par l’entremise de son Ministre de la Justice Rachida Dati, vient de porter un coup mortel à cette instance de conciliation qui a fait ses preuves depuis une date bien antérieure à la naissance de cette « ministresse » aussi ambitieuse et autant agressive que jolie...

En effet, cette Ministre bien dans la ligne politique du « collaborateur » du président Sarkozy, François Fillon, a décidé de supprimer un certain nombre de ces Tribunaux prud’homaux ( 40 si j’ai bien suivi ) obligeant par conséquent à des déplacements parfois longs et onéreux vers les tribunaux restants pour les requérants sans parler des délais qui vont inévitablement être allongés et que certains estiment à 4 ans du fait de l’engorgement qui va en résulter...

Il est évident que le but recherché est de décourager les Salariés de recourir à cette juridiction pour défendre leurs intérêts ce qui ne devrait pas déplaire au Patronat qui pourra licencier à volonté sans trop de risques car quel est le Salarié qui pourra attendre 4 ans une éventuelle indemnité de licenciement alors qu’il risque de ne pas retrouver un emploi rapidement ?


On voit que, de toute évidence, il y a une volonté bien coordonnée de faire pression sur les Salariés et de favoriser les intérêts patronaux, chaque jour qui passe nous en administre la preuve.

Rlz

lundi 19 novembre 2007

Si on parlait de Grèves

Blog 061

Novembre 2007

Si on parlait de Grèves...

Que n’entend donc pas à propos des grèves des Services Publics en cours actuellement ?

Et surtout que n’entend donc pas dire comme énormités ?

Pour commencer rappelons que le Droit de Grève est inscrit en toutes lettres dans la Constitution qui nous régit jusqu’à nouvel ordre, au fait : de Qui émane ce Droit sinon des électeurs français qui l’ont votée à une large majorité le 4 octobre 1958 si mes souvenirs sont exacts ?...

Hormis les militaires je crois savoir que tous les travailleurs du secteur privé comme du secteur public disposent de ce droit constitutionnel.

Alors commençons par balayer les arguments de ceux qui ont ce droit et qui n’ont pas de courage de s’en servir pour eux lorsque leurs intérêts de salariés sont en cause. C’est trop facile de parler de compréhension de la part des autres lorsque l’on n’est pas soi-même touché par la crise économique qui, hélas, n’épargne pas grand monde d’une façon ou d’une autre ( chômage, licenciement, hausse des prix, etc.) et de critiquer, voire de manifester contre ceux qui usent de la seule arme légale dont ils disposent en tant que salariés pour défendre leurs droits et leur emplois et par ricochets ceux de tous les salariés et retraités...

Car en effet, ce n’est que quand on est confronté soi-même à ce type de problèmes que l’on doit en prendre conscience et espérer que les autres viendront à son secours, mais avant...

Un minimum de pudeur devrait retenir ceux qui, égoïstement, s’imaginent être à l’abri de cette crise plus ou moins orchestrée pour les intérêts qui ne sont en aucun cas ceux des salariés quels qu’ils soient....

Bien sûr les grèves des transports en commun gênent et entravent une certaine liberté de travailler de même que les coupures de courant électrique perturbent les entreprises mais avant de s’en prendre aux salariés qui font légalement valoir leurs droits face à des remises en cause de leurs situations présentes et futures ( retraite ) a-t-on examiné en détail le contexte social dans lequel nos dirigeants veulent nous conduire ?

Et quand je dis « nous » je veux dire l’immense majorité des Français qui ne vivent que du revenu de leur travail salarié ou d’une retraite, pour laquelle ils ont cotisé quand ils étaient en exercice, et dont le pouvoir d’achat va en s’amenuisant au fil des jours et que les prix ne cessent d’augmenter au profit d’un petit nombre de privilégiés.

On nous rebat les oreilles avec des termes techniques du domaine économique tels que « croissance, inflation, PIB, relance, CAC 40, etc. » auxquels la plupart d’entre nous ne comprennent rien et malheureusement certains croient que nous avons affaire à de savants spécialistes totalement désintéressés qui ne nous veulent que du bien...

En réalité, quand on constate les faits et les manœuvres de tout ce beau monde on ne peut que penser que les gagnants des mesures prises sont les grandes entreprises, les banques, sans parler de nos hommes politiques qui s’octroient des augmentations scandaleuses et des PDG qui partent en retraite avec l’équivalent d’un siècle de SMIC.

Et là je n’ose parler du « bouclier fiscal » et des comptes numérotés en Suisse, au Luxembourg ou dans les Caraïbes ignorés, par définition, du grand public et du fisc ni des immeubles et appartements de grand standing occupés à titre personnel ou loués par l’intermédiaire d’agences spécialisées...

Evidemment pour tous ces bénéficiaires le problème des retraites se pose différemment compte tenu de leurs moyens financiers, de leurs intérêts dans des sociétés françaises ou étrangères et en valeurs immobilières sans parler des œuvres d’art...

Cependant, le cas échéant, leurs moyens leur permettent de souscrire des contrats auprès d’organismes privés afin d’assurer leurs « arrières » et ceux de leurs héritiers au cas où...

Au fait puisque je parle d’héritage : trouve t’on égalitaire et moral que ces grosses fortunes et grosses entreprises se transmettent d’une façon héréditaire alors que les simples salariés arrivent tout juste à assurer des fins de mois parfois difficiles et ne peuvent envoyer leurs enfants dans les grandes Ecoles françaises et américaines que fréquentent les fils de PDG et autres milliardaires qui prendront la suite de papa ou maman ?

Je sais que je touche là un point sensible car qui d’entre nous, salariés, ne souhaitent pas une meilleure situation que la sienne à ses enfants ?

Mais là c’est le fondement même de la société qui serait à revoir...


Les propos assez rudes ci-dessus ne restituent que partiellement la réalité des choses car je ne me suis volontairement tenu que sur le plan des principes évitant d’avancer des chiffres auxquels on peut faire dire beaucoup de choses dans un sens ou dans un autre.

Il n’empêche que nous vivons dans une société dans laquelle la « loi du plus fort » prime toutes morales et tous scrupules et que les rapports de force actuels ne sont pas en faveur des salariés et que ceux-ci ne disposent que du droit de grève pour sauvegarder les acquits de décennies d’affrontements plus ou moins violents malgré l’incompréhension de certains qui ignorent ou veulent ignorer qu’il y a en permanence une opposition entre des intérêts contradictoires...

Rlz

mardi 13 novembre 2007

Un peu d'histoire : " Napoléon le Petit "

Napoléon III

Blog 060

Novembre 2007

Un peu d’histoire :

« Napoléon le Petit »


S’il y a des personnages qui ont fortement marqué l’histoire de la France, celui que Victor Hugo a appelé « Napoléon le Petit », laissera une trace des plus mitigées car, s’il fut l’accompagnateur plutôt que l’initiateur de la 1 ère révolution industrielle et commerciale de notre pays, il n’en fut pas moins un autocrate sans vision globale et cohérente de la politique durant son règne
( 1851 / 1871 ).

Charles Louis Napoléon Bonaparte, petit neveu de Napoléon 1 er, est né à Paris le 20 avril 1808, mais vécu, après Waterloo, en Angleterre et en Suisse où il fut Officier d’artillerie...

Entrer dans tous les détails de sa vie aventureuse ne ferait que confirmer l’appréciation que nous avons de ce personnage à la fois maladroit et ambitieux comme le prouvent ses tentatives de prise du pouvoir en France à diverses reprises jusqu’à sa réussite du 2 décembre 1851...

Durant sa période de préparation à l’éventuelle prise de pouvoir il rédigea en 1844 un livre de caractère philosophique et qui se voulait être son programme social : « L’Extinction du Paupérisme », en fait cet ouvrage n’avait rien de bien innovant ni de progressiste...

Il essaya à plusieurs reprises de prendre le pouvoir dont une fois en fomentant une tentative de soulèvement le 30 octobre 1836 à Strasbourg en vue de renverser la Monarchie de juillet ( Louis-Philippe) ce qui l’obligea à s’exiler aux USA. Puis de nouveau il débarqua à Boulogne sur Mer le 6 août 1840 en venant d’Angleterre et se donna une fausse identité pour passer inaperçu et ce nom d’emprunt ( Badinguet ) restera dans les annales surtout après la défaite de 1871...

Lors de ce retour d’Angleterre il dira :

« Aujourd’hui, le règne des castes est fini, on ne peut gouverner qu’avec les masses »

Par contre, après avoir été élu Président de la République, sous l’étiquette du « Parti de l’Ordre », le 10 décembre 1848 avec 74 % au suffrage universel masculin dans 4 Départements, il tenta de nouveau un coup d’Etat qui échoua.

Elu Président de la République il prêta serment devant l’Assemblée Constituante et s’installa à l’Elysée le 20 décembre 1848...

La nouvelle Constitution républicaine prévoyait que le Pouvoir Exécutif et le Législatif avaient la même origine électorale ce qui, en fait, donnait pratiquement tous les pouvoirs au Président de la République.

Il faut rappeler qu’à l’époque seuls les hommes avaient le droit de vote et nous verrons plus loin qu’à l’occasion de son plébiscite du 31 mai 1850 il abolit le suffrage universel et neutralisa 3 000 000 d’électeurs potentiels assignés à résidence( artisans, ouvriers saisonniers, etc.) ....

Ce ne fut que le 2 décembre 1851 qu’il réussit à prendre le pouvoir en décrétant la dissolution de l’Assemblée Nationale et en réduisant par la force les barricades dressées par le peuple parisien et sur une desquelles le Député Baudin trouva la mort avec 380 autres Républicains...Les survivants furent déportés en Algérie et en Guyane...

Néanmoins, poursuivant son objectif Louis Napoléon rétablit le suffrage universel en janvier 1852 en vue d’obtenir les pleins pouvoirs dans le cadre d’une Constitution lui donnant un mandat de 10 ans mais il rétablit l’Empire le 7 novembre 1852 suite à un Plébiscite massivement approuvé...

A ses détracteurs il avait répondu le 10 octobre 1852 : « l’Empire c’est la Paix ».

Au début de son règne il fut assez clément avec ses adversaires politiques afin de mieux asseoir son pouvoir malgré des prises de position très nettes dont celles de Thiers et de Victor Hugo qui, lui, s’exila à Guernesey.

En janvier 1853 l’Empereur se maria avec Eugénie de Montijo, Comtesse Espagnole de Teba, avec laquelle il eut un fils qui devait mourir en Afrique lors d’une guerre contre les Zoulous...

Il semble, qu’en fait, le pouvoir dont les Français avaient investi Louis Napoléon, tant dans sa période « républicaine », qu’ensuite lorsqu’il fut Empereur ne reposait sur aucun programme cohérent et que seules l’ambition et ses ascendances dictaient sa politique ( on dirait aujourd’hui « tous azimuts » )...

De surcroit, il ne s’était entouré que d’un nombre très réduit de Ministres dont les avis ne comptaient pratiquement pas...

Avant d’aborder les grandes et désastreuses guerres lointaines rappelons l’expédition italienne de 1849 pas très claire vis-à-vis de la Papauté, le vote de la Loi Falloux favorable à l’enseignement religieux et les grands travaux parisiens du Baron Haussmann dont la raison première était d’élargir les rues afin pouvoir plus aisément réprimer les éventuelles révoltes populaires par des charges de cavalerie...

Pendant ce temps là une certaine bourgeoisie s’enrichissait en développant le commerce et l’industrie alors que la « paupérisation » du peuple que le futur Empereur avait stigmatisée en 1844 battait son plein ( là encore une relecture de Zola s’imposerait )...

Quels étaient les motifs et les justifications avouables des 3 guerres européennes menées par l’Empereur en moins de 20 ans sans parler de la Guerre de Crimée ( 1854 /1856 ), des expéditions colonialistes en Nouvelle Calédonie, au Sénégal, à Djibouti ?

Et que sommes nous allés faire en Chine avec les Anglais sinon saccager des merveilles centenaires telles que le Palais d’Hiver de Pékin ?

Et puis quel avantage la France a-t-elle tiré de l’annexion du Comté de Nice, de la Savoie et du peuplement intense de l’Algérie ?

Et que dire de nos péripéties diverses dans le Nord de l’Italie et des batailles de Magenta et de Solferino ?

Mais il ne faut pas que ce qui précède occulte les énormités que furent les guerres du Mexique
( 1861 / 1867 ) et celle de 1870 / 1871 contre la Prusse menées toutes les 2 pour des questions de prestige et sans moyens suffisants...

Parlons d’abord de ce que nous savons de la guerre du Mexique dans laquelle Napoléon III s’est laissé entrainé dans le cadre de liens dynastiques avec l’Autriche-Hongrie afin de trouver un « point de chute » à Maximilien Joseph, Prince Impérial et Archiduc d’Autriche, Prince Royal de Hongrie et de Bohème...

Maximilien prit en effet un relativement bref pouvoir au Mexique dans un cadre des plus hostiles qu’il soit de la part de la population gagnée en partie par des idées républicaines et aidée matériellement par une partie des troupes US libérée de la guerre de Sécession....L’armée française constituée surtout de régiments de Zouaves et de Légionnaires ( environ 15 000 ) et bien encadrée devait assurer la mise en place de ce nouveau Souverain. Malheureusement, après quelques succès, la situation évolua assez rapidement en défaveur de Maximilien et après la bataille de Puebla gagnée par les Français ce fut la défaite de Camerone au cours de laquelle les 15 derniers Légionnaires furent tués et Maximilien fusillé...

Puis en 1870 Bismarck, Général Prussien et fin politique, cherchait depuis longtemps à unifier les diverses composantes de ce qui allait devenir l’Allemagne mais pour cela il lui fallait trouver un motif suffisamment mobilisateur des esprits germaniques.

En fait, Bismarck exploita un désaccord dynastique concernant la succession sur le trône d’Espagne piège dans lequel Napoléon III, dont la femme d’origine espagnole, était plus ou moins partie prenante, tomba et ce fut la déclaration de la guerre par une France très affaiblie par toutes les aventures inconsidérées menées depuis 20 ans...

On connait la suite avec la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine et les 5 milliards de Francs Or à verser au vainqueur...

A la suite de cette défaite Napoléon III se réfugia en Suisse puis en Angleterre où il mourut le
9 janvier 1873...

Français, mes Frères, rappelez-vous votre histoire et voyez les mécanismes politiciens qui conduisent à de telles situations...

Rlz









mercredi 7 novembre 2007

Un peu de Poésie

Louis Aragon

Blog 059

Novembre 2007

Un peu de poésie :

« Les mains d’Elsa »

Donne-moi tes mains pour l’inquiétude

Donne-moi tes mains dont j’ai tant rêvé

Dont j’ai tant rêvé dans ma solitude

Donne-moi tes mains que je sois sauvé


Lorsque je les prends à mon pauvre piège

De paume et de peur de hâte et d’émoi

Lorsque je les prends comme une eau de neige

Qui fond de partout dans mes mains à moi


Sauras-tu jamais ce qui me traverse

Ce qui me bouleverse et qui m’envahit

Sauras-tu jamais ce qui me transperce

Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli


Ce que dit ainsi le profond langage

Ce parler muet de sens animaux

Sans bouche et sans yeux miroir sans image

Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots


Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent

D’une proie entre eux un instant tenue

Sauras-tu jamais ce que leur silence

Un éclair aura connu d’inconnu


Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme

S’y taise le monde au moins un moment

Donne-moi tes mains que mon âme y dorme

Que mon âme y dorme éternellement.


Louis Aragon

( Extrait du « Fou d’Elsa » )

vendredi 2 novembre 2007

Mes pratiques de l'Espagne franquiste

Le Général Franco

Blog 058

Novembre 2007

Mes Pratiques de l’Espagne franquiste.

Mon Blog 056 traitant des récentes décisions du Pape Benoit XVI en matière de canonisation de 500 franquistes espagnols exécutés par les Républicains m’a rappelé de nombreux souvenirs de caractère touristique et surtout professionnel ayant été, pendant de longues années, chargé des relations avec les pays Ibériques d’Europe et d’Amérique latine...

Il est bien évident que ces missions et voyages qui ont débuté dans les années 1950 et qui se sont terminés dans les années 1980 ont été riches d’enseignements de toutes sortes tant en ce qui concerne les mœurs que le contexte politique surtout dominé jusqu’en 1975, date du décès de Franco, par une dictature des plus sanglantes...

J’évoquerai tout d’abord mes voyages touristiques remontant à une période au cours de laquelle le passeport avec visa était obligatoire ainsi que le permis de conduire automobile international...
Inutile de préciser que l’on n’obtenait pas un visa sur sa bonne mine et que le délai s’y rapportant était de 2 à 3 semaines ( enquête obligeant)...

1) Voyages touristiques :

Dans les années 1950 nous habitions la Région Marseillaise et nos moyens pécuniaires étaient ceux de mon début de carrière et le camping sous toile était le seul dans nos possibilités ce qui dans un certain sens nous permettait une grande mobilité. Ce point apparemment accessoire nous a permis, en quelques années, de parcourir de nombreuses régions d’Espagne surtout du Nord, de la côte Est et du centre jusqu’à Madrid.

Puis plus tard, dans le années 1970 / 1980, pourvus d’une caravane, nous avons parcouru la côte Basque, la Galice, le Portugal, et toute la côte méditerranéenne pratiquement jusqu’à Gibraltar...

Il est bien évident qu’entre notre 1 er voyage, encore sous les séquelles de la guerre civile et nos voyages qui suivirent, beaucoup de choses avaient évolué :


-le nombre de policiers et militaires en uniforme visibles dans les rues et même sur les routes nationales, loin des agglomérations, avaient sensiblement diminué ;

- la conduite automobile s’était intensifiée mais sans pour autant avoir amélioré l’expérience des chauffeurs ;

- le travail manuel dans les champs avait régressé au profit de quelques machines agricoles évidemment plus onéreuses que la main d’œuvre « triée » et sous payée ;

- par contre les coopératives agricoles étaient toujours aussi « catolica » :

- le port du maillot de bain 2 pièces pour les femmes et les bras nus n’étaient plus autant proscrits et le port du short pour les hommes était toléré sauf dans les édifices religieux.

- le nombre de religieux en soutane semblait avoir diminué...

A ce propos je ne peux pas passer sous silence une aventure que nous avons vécu à Avila sur l’unique terrain de camping y existant dans un domaine appartenant au clergé et visité à cheval plusieurs fois par jour par le curé local : les 4 jeunes couples de campeurs français que nous étions ( femmes et hommes) étions vêtus décemment, mais en short. Eh bien dans la ½ heure qui suivit notre arrivée une dizaine d’hommes « curieux » sont venus nous observer sans la moindre discrétion pénétrant même dans les tentes où se reposaient nos femmes. Nous avons dû prévenir la police qui assura ensuite pendant toute la durée de notre séjour une garde de nuit et de jour...Pour comprendre et excuser cette histoire il faut la replacer dans le contexte de l’époque où tout ce qui avait une connotation sexuelle était sanctionnée...

Je clôturerai cette 1 ère partie de ce texte dont l’actualité est aujourd’hui apparemment dépassée pour me consacrer à des évènements plus récents impliquant mon activité professionnelle qui, comme on le verra, porte encore les stigmates de corruptions et de compromissions dont j’ai failli faire les frais à la fin de ma carrière professionnelle... J’en parlerai ci-dessous...

2) Missions professionnelles :

Avant toutes choses il faut rappeler que l’Espagne des années 1950 était presque totalement dépourvue d’industrie Aéronautique si l’on exclut les quelques emplois subalternes sur les bases US particulièrement implantées autour de Madrid mais il existait néanmoins une volonté de recréer un minimum d’activité dans ce domaine en s’appuyant sur une aide Européenne et particulièrement Française...

C’est à ce titre que de nombreuses sociétés françaises, soit directement soit indirectement par des officines plus ou moins officielles, offrirent leurs services aux industriels locaux.

Inutile de préciser que les franquistes, membres de la Phalange et anciens militaires, se précipitèrent dans ce « business » et ce furent mes correspondants officiels à Madrid, Barcelone, et Séville, entre autres...Non seulement des Espagnols de souche mais aussi d’anciens nazis restés en Espagne après le guerre civile participèrent à cette opération rémunératrice et je ne citerais qu’un exemple : celui d’un ancien espion nazi qui se faisait verser ses commissions sur un compte à Hambourg...

Inutile de préciser que tous mes correspondants possédaient la carte du parti au pouvoir ce qui me permit d’accéder à des sites hautement protégés en leurs compagnies. Une fois j’ai même vu un policier s’excuser pour avoir voulu verbaliser mon accompagnateur qui avait mal garé sa voiture sur l’Aéroport de Madrid, uniquement sur présentation d’une certaine carte...

Mon correspondant principal à Madrid, ancien Officier de l’armée franquiste, catholique fervent,
avait dans son bureau un grand tableau mural représentant des avions ayant des croix chrétiennes comme emblèmes bombardant un village : c’est beau la charité chrétienne !

Ce même correspondant auquel j’avais posé sciemment la question sur l’importance numérique des Francs Maçons en Espagne m’a répondu froidement : « Il y en a trop »...

Pour illustrer l’état de conditionnement dans lequel étaient les Espagnols de l’Espagne franquiste je citerais seulement le vol de mon sac de voyage dans la voiture de mon correspondant madrilène, sac contenant non seulement mes affaires personnelles mais aussi des dossiers confidentiels sur nos relations commerciales. J’ai fait une déclaration de vol au commissariat du quartier ainsi qu’au Consulat Français de Madrid mais tout cela est resté sans suite sauf de la part de mon Directeur qui m’a rappelé qu’on ne voyageait jamais avec des originaux de dossiers...

Eh bien, le commentaire qui me fut fait par un dirigeant du Parti franquiste a été :

« Ce sont des communistes qui vous ont fait cela... »

Heureusement j’ai eu parfois d’autres interlocuteurs dont un jeune Ingénieur que j’ai reçu chez moi à Paris qui n’avait pas été totalement « pollué » et qui m’avait dit cependant « que Franco n’était qu’un dictateur de papier ». Je n’ai jamais revu ce garçon qui est mort quelques mois après dans un accident d’hélicoptère...

Je pourrais encore raconter d’autres situations dans lesquelles je me suis trouvé lors de ma « carrière espagnole » mais je voudrais terminer par quelque chose de plus lamentable...

Un jour où je me croyais en confiance avec notre « nouveau représentant » et mon interlocuteur Espagnol habituel ( depuis bientôt 20 ans ) autour d’un excellent repas j’ai laissé échapper une phrase du genre : « Nous autres Français sommes profondément Républicains »...

Cette phrase a été exploitée par celui qui visait à me succéder et je fus déchargé de mes relations avec l’Espagne au profit de 3 intrigants d’origines russe tzariste et italienne naturalisés depuis peu dont la République était le dernier des soucis et dont les services rendus et rémunérateurs que j’ai menacé de signaler au fisc ont fait tomber la pression exercée sur moi...

A titre indicatif et complémentaire mon successeur en Espagne fut refusé comme correspondant en Argentine où j’étais particulièrement apprécié de l’Ingénieur en Chef commandant l’usine aéronautique de Cordoba....

Rlz