vendredi 23 novembre 2007

Adieu Prudhommes

Blog 062

Novembre 2007

Le pot de fer contre le pot de terre :

« Adieu Prudhommes »

S’il y avait, à ma connaissance, une juridiction paritaire qui, depuis de nombreuses décennies, donnait relativement satisfaction dans le domaine des conflits du travail c’étaient bien les tribunaux PRUD’HOMAUX.

Ces instances paritaires composées d’un nombre égal de représentants du Patronat et des Salariés étaient pratiquement implantées dans tous les départements nationaux et faisaient l’objet d’élections périodiques de ses juges par les 2 partenaires sociaux concernés.

N’étant pas spécialiste du juridique mais néanmoins ancien syndicaliste Cadres j’ai vu aboutir, sans trop de dommages, un certain nombre de procédures touchant au droit du travail dans plusieurs Sociétés dans lesquelles j’ai travaillé...

Je crois pouvoir affirmer que beaucoup de conflits ont trouvé des solutions, sinon pleinement satisfaisantes, tout du moins ne nécessitant pas d’autres procédures...

Hélas, poursuivant sa politique de régression sociale notre gouvernement actuel, par l’entremise de son Ministre de la Justice Rachida Dati, vient de porter un coup mortel à cette instance de conciliation qui a fait ses preuves depuis une date bien antérieure à la naissance de cette « ministresse » aussi ambitieuse et autant agressive que jolie...

En effet, cette Ministre bien dans la ligne politique du « collaborateur » du président Sarkozy, François Fillon, a décidé de supprimer un certain nombre de ces Tribunaux prud’homaux ( 40 si j’ai bien suivi ) obligeant par conséquent à des déplacements parfois longs et onéreux vers les tribunaux restants pour les requérants sans parler des délais qui vont inévitablement être allongés et que certains estiment à 4 ans du fait de l’engorgement qui va en résulter...

Il est évident que le but recherché est de décourager les Salariés de recourir à cette juridiction pour défendre leurs intérêts ce qui ne devrait pas déplaire au Patronat qui pourra licencier à volonté sans trop de risques car quel est le Salarié qui pourra attendre 4 ans une éventuelle indemnité de licenciement alors qu’il risque de ne pas retrouver un emploi rapidement ?


On voit que, de toute évidence, il y a une volonté bien coordonnée de faire pression sur les Salariés et de favoriser les intérêts patronaux, chaque jour qui passe nous en administre la preuve.

Rlz

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