dimanche 30 mars 2008

Où est passé le Birodidjian ? Blog 090

Cérémonie pour le 70 ème anniversaire du Birodidjan

La Russie, Moscou et...le Birodidjan

Blog 090

Mars 2008

Qui eut cru qu’en URSS il fut créé par Staline une République pratiquement à part entière où furent incité à se regrouper le maximum de Juifs russes d’origines diverses et que ceux-ci prirent une part active à la guerre germano-soviétique de 1940 / 1945 ?

Où est passé le Birobidjan ?

mercredi 26 mars 2008, par Jean-Marie Chauvier

A part quelques initiés, tout le monde a ignoré, et ignore toujours, qu’il existe une « république autonome juive », installée il est vrai sur un territoire inhabité de l’URSS. En 1928 (donc vingt ans avant la création d’Israël), sur proposition du président Mikhaïl Kalinine, Staline décide de créer à 8 400 kilomètres de Moscou, au Birobidjan, région perdue, marécageuse et désertique de l’Extrême-Orient sibérien, près de la frontière avec la Chine, une « entité nationale juive », avec le statut de terre d’accueil pour les Juifs d’URSS. En 1934, le Birobidjan reçoit son statut officiel de région autonome juive. En 1937, on y compte 37000 Juifs.
La comparaison avec Israël serait évidemment excessive : le Birobidjan n’est pas un « Etat juif », mais une « autonomie » plus ou moins relative selon les époques, où la population juive et la langue officielle yiddish — largement enseignée jusqu’en 1948 — sont peu à peu devenues quasiment fictives. Après l’implosion de l’URSS en 1991, un grand nombre de ses habitants a émigré en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis. Aujourd’hui, la population serait d’environ 5 800 personnes d’origine ou de religion juive — sur un total de 200 000 — et un petit mouvement de retour semble s’esquisser (environ 150 personnes depuis ces dernières années).

La Région (ex-république) autonome juive du Birobidjan, ainsi qu’on l’appelait jusqu’en 1996, était l’un des quatre-vingt neuf « sujets » de la Fédération de Russie, formée après la dislocation de l’URSS. Elle devait être intégrée le 1er mars 2008 à la région de Khabarovsk. Ce regroupement fait partie d’une réforme en cours, dont la caractéristique est de dissoudre des régions et districts de petites minorités ethniques dans des ensembles administratifs régionaux, ou encore de regrouper les villes de Moscou et Saint-Pétersbourg avec leurs régions environnantes de Moscou et Leningrad (l’ancien nom de la ville est resté pour la région). Cette réforme se fait au nom de la « rationalité » économique et administrative. A l’automne 2007, il n’y avait déjà plus que quatre-vingt cinq « sujets » (au lieu de quatre-vingt neuf).

Le Birobidjan avait été créé après des tentatives infructueuses en vue d’établir un territoire juif dans d’autres régions, notamment la Crimée (Ukraine) où des communes agricoles juives s’étaient formées, dont certaines ont d’ailleurs subsisté jusqu’au génocide nazi. Mais, dans ces régions, la création d’une république juive rencontrait de fortes oppositions locales. Au point que le projet criméen, relancé après 1945 et encouragé par les Juifs américains, fut l’un des prétextes de la répression antisémite déclenchée par Staline en 1948 et qui dura jusqu’à sa mort en 1953.

La création d’un territoire juif en URSS, dont l’idée remonte à 1917, a souvent étonné : elle apparaît comme une version soviétique du « sionisme », alors que celui-ci y était condamné. Il n’en est rien : le projet sioniste visait la terre historique de Palestine, alors qu’en URSS la politique officielle consistait à former des territoires à titulaires ethniques : il en fut de même pour les Allemands de la Volga, les Tatars de Crimée ou de Kazan, les Abkhazes et les Ossètes de Géorgie installés en « autonomies » sur la terre de leurs ancêtres. D’autres minorités sans territoire le sont restées : les Grecs par exemple, ou les Coréens.

La « curiosité » du Birobidjan est qu’il a été installé dans une région d’Extrême-Orient où ne vivaient pas de Juifs auparavant. S’il s’agissait, pour Staline, après l’émancipation des Juifs par la révolution bolchevique, de créer une république juive de nature à satisfaire l’aspiration nationale de certains d’entre eux [1], d’autres observateurs privilégient la volonté de les éloigner et d’en profiter pour peupler une région stratégique, aux frontières de la Mongolie et, au-delà, de la Chine. Cette opération s’explique aussi par le contexte des années 1920-1935, favorable à un certain fédéralisme et au développement des cultures nationales, avant que Staline n’impose centralisme et russification — ce qui n’a pas empêché l’URSS de conserver sa diversité linguistique.

Notes

[1] C’était, par exemple, une des revendications du parti juif de gauche Poale Sion Smole.

* Journaliste, Bruxelles.

Migrations et réfugiés : le monde qui accueille et celui qui se ferme

mercredi 26 mars 2008

Le Sport et la Politique Blog 089

Blog 089

Mars 2008

Le Sport et la Politique !

J’ai publié il y a quelques jours un texte ( Blog 88 ) qui s’appelait « Le Sport au fil du temps » texte qui se voulait être historique voire philosophique et, en toute bonne foi, je m’était tenu à l’écart de la polémique excessive ouverte à propos des Jeux Olympiques de Pékin...

Mais c’était sans compter avec la hargne télécommandée depuis certains pays et principalement des USA qui veulent régenter tout et partout et qu’en tant qu’humaniste je ne peux supporter....En fait ce n’est qu’une récidive car il y a quelques années la même cabale avait été montée contre les jeux de Moscou si je me souviens bien....

Le Tibet avec son fantoche de Dalaï Lama est le bon prétexte, mais qui connait la réalité des choses et ce qui se passait dans ce pays où une minorité de travailleurs nourrissait et entretenait une majorité de moines et de moinillons dont la seule occupation était de « prier » à longueur de journée avec leurs moulins à prières et que les Chinois ont mis au travail, est-ce un crime de guerre ?

Et puis quelle plaisanterie que le choix d’un « Empereur » dès le plus jeune âge qui sous l’appellation de Dalaï Lama prétendra parler au nom d’un « pays » tout entier....

Pour ceux qui aujourd’hui portent un jugement sur tout cela qu’ils se reportent à l’histoire de la Chine depuis l’antiquité à partir, tout simplement d’un ouvrage de la Collection « Que sais-je ? » et ils y verront peut-être un peu plus clair et surtout plus loin que le « prêt à penser » journalistique qu’on leur sert tous les jours...

Que mes lecteurs ne s’imaginent pas que je sois un inconditionnel de la Chine actuelle mais y ayant fait un séjour professionnel il y a quelques années et ayant lu de nombreux livres sur ce sujet je pense avoir des éléments d’appréciation que ceux qui s’en tiennent à leur quotidien habituel et aux informations orientées de la TV n’ont pas....

Je ne souhaitais pas revenir sur le texte Blog 088 du jeudi 20 mars qui, sans prétention, me paraissait objectif et évitait la regrettable approche politicienne que certains lui ont donnée....


Rlz

jeudi 20 mars 2008

Le Sport au fil du temps Blog 088


Blog 088

Mars 2008

Le Sport au fil du temps...

J’ai l’impression que cette réflexion sur le Sport va conduire de la part de mes lecteurs à une « levée de boucliers » tant cette activité largement répandue sous diverses formes est présente aujourd’hui dans notre vie de tous les jours et avec des justifications parfois à la limite de la bonne foi surtout lorsque celui-ci met en jeu des mouvements d’argent énormes...

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet je voudrais faire le distinguo entre le Sport d’agrément que nous pratiquons les uns et les autres pour conserver, malgré l’âge, un minimum de bonne santé d’autant plus que nos activités professionnelles sont aujourd’hui majoritairement sédentaires et statiques et le Sport professionnel qui, d’une part, amène souvent à des limites physiques altérant l’organisme et dont la notoriété et l’attrait financier sont les principaux moteurs....A ce propos il faut rappeler que la puissance mécanique qu’un individu normal est capable de fournir en permanence ( sur 10 heures environ ) est de l’ordre de 200 watts et d’un athlète de haut niveau, un cycliste par exemple, est capable d’en fournir 8 à 10 fois plus...

1) La première réflexion à laquelle je suis amené est celle qui a trait à la justification sociale des compétitions sportives qui ne datent pas d’hier puisque dans l’antiquité grecque et romaine des compétitions « sportives » existaient déjà avec des combats à mort en particulier à Rome... Par contre à Olympie et Delphes en Grèce les jeux plus pacifiques faisaient l’objet de tout un rituel avec une périodicité de 4 ans. Leurs stades et autres pistes de courses sont encore visibles de nos jours.

Sans vouloir s’attarder sur les luttes à mort que se livraient à Rome les gladiateurs qui contrairement à ce qu’on croit en général n’étaient pas forcément des prisonniers Gaulois mais souvent des « professionnels » qui mettaient leur vie en jeu moyennant une récompense ou une libération anticipée dans le cas des « asociaux »....

Oui, en effet pourquoi organiser des compétitions de caractère physique entre les humains ? La question mérite d’être posée au plan philosophique car il me semble que cela rejoint la théorie de Darwin sur la « Lutte pour la vie » avec tout ce qu’elle entend et sous-entend en termes de vie en société et en serait une déviation....

En effet, outre l’aspect « spectacle » de ces activités le coté compétition entre individus mérite réflexion et l’on peut se poser la question de savoir s’il n’est pas intrinsèquement « animal » et si les guerres qui président du même esprit compétitif n’ont pas les mêmes motivations....

Je conçois très bien ce que ces propos ont de provocateurs mais « à la réflexion » qui peut le nier ?

Plus tard dans l’histoire humaine, à défaut de guerres, on organisait des duels et tournois au cours desquels beaucoup de participants y laissaient la vie sous les yeux des belles Princesses....

Je regrette pour ma part que peu d’historiens aient abordé ces sujets sous l’angle philosophique se contentant surtout de relater les désaccords dynastiques avec leurs conséquences guerrières qui avec le temps ont engendré de plus en plus de victimes...

Les siècles s’écoulant avec leur lot de guerres et de misère en résultant il me faut évoquer l’initiative du Baron Pierre de Coubertin qui, au cours du 19 ème siècle, prit l’initiative de promouvoir un nouvel « Esprit Olympique » pacifique s’inspirant des compétitions grecques de l’antiquité dont le principe était, en principe, totalement désintéressé surtout au plan pécuniaire....

Cependant, notons au passage qu’à la même époque au Royaume Uni, le Général Baden-Powell, créa le mouvement scout, qui malgré son aspect pacifique superficiel universel et sportif était destiné à former les jeunes selon des méthodes quasi militaires....

Donc ne confondons pas....

2 ) A présent abordons le sport de nos jours en oubliant momentanément l’aspect philosophique dont pratiquement plus personne ne se soucie guère aujourd’hui....

Au risque d’oublier certaines « disciplines » sportives dont le nombre, rien qu’en France, doit dépasser la centaine je ne m’en tiendrai qu’à celles dont on parle le plus pour diverses raisons à défaut de les classifier :

- l’argent,

- la politique,

- la promotion sociale,

- le dopage,

- etc.

En effet que penser des sommes faramineuses touchées par des footballeurs que l’on se « revend » d’un Club à un autre plus offrant et dont le nom sert d’enseignes à des accessoires sportifs ?

Et quand je parle de footballeurs je pense également aux « tennismen » ou « tenniswomen » et aux coureurs cyclistes.

Je crains qu’aujourd’hui peu de professionnels des sports n’échappent à un système qui n’a plus rien à voir avec l’Olympisme grec et avec celui de Pierre de Coubertin....

Bien sûr on m’objectera qu’il y a des sportifs désintéressés dont les motivations sont uniquement éducatives et sanitaires mais dont les fondements philosophiques sont souvent oubliés sauf peut-être pour ceux d’origines orientale et nordique en ce qui concerne les pratiquants, les adeptes de base restant des amateurs encore qu’on pourrait parler longuement du Sumo dont l’espérance de vie des compétiteurs est limitée autour de 35 ans et dont les gains doivent être en conséquence...

L’amateurisme en général cède peu à peu face à un professionnalisme déguisé et parfois rémunérateur par des voies détournées ( publicités TV par exemple ).

Par ailleurs, de nombreux sportifs amateurs ou professionnels ont, et pourquoi pas, des engagements politiques qui, s’ils n’interviennent pas dans la pratique de leur discipline, peuvent rendre service à la société en tant que Ministre ou Secrétaire d’Etat ce qui peut représenter pour eux une promotion avec, hélas, des « dérapages » regrettables...Et là j’hésite à donner des noms....

Que je sache dans ce domaine peu de ces Ministres ont marqué leur époque si l’on excepte le cas de Borotra le « tennisman » qui fut Ministre des sports de Pétain....

Et puisque nous parlons du sport et de la politique est-il utile de rappeler que les pays totalitaires dont l’Allemagne hitlérienne avaient fait des efforts particuliers dans le domaine sportif pour 2 raisons : la mise en valeur de la race aryenne et l’encadrement idéologique ?

D’un autre coté de modestes sportifs ont accédé à une promotion sociale non négligeable par l’accès au professionnalisme et parmi ceux-ci plusieurs boxeurs dont Marcel Cerdan et en athlétisme Alain Mimoun....

Et que dire des jeunes Africains qui s’adonnent au football en vue d’y faire carrière sous le management d’une catégorie d’individus ayant flairé le bon filon...

Malheureusement un phénomène nouveau est apparu depuis quelques décennies, phénomène inacceptable au plan de l’éthique : c’est le dopage qui envahit de plus en plus le milieu sportif professionnel et en particulier le cyclisme mais pas uniquement hélas !

On connait des cas dramatiques s’étant soldés par des morts ( Simpson au Mont Ventoux entre autres) et des tricheries à peine cachées d’un Américain qui a beaucoup fait parler de lui ( Armstrong ) dans 6 ou 7 Tours de France....

Bien entendu les performances de ces athlètes sont spectaculaires mais où est l’esprit qui animait Pierre de Coubertin dans tout cela ?

Et surtout où cela va-t-il s’arrêter ?

3) Ce relativement long exposé est en fait un questionnement sur l’homme qui semble toujours avoir voulu s’affronter sous une forme ou sous une autre pour, soit en tirer un avantage dans le cadre d’une société de quelle que forme qu’elle soit en tentant de prouver sa supériorité physique sur un ou des autres....

Est-il pensable d’imaginer une société d’où la compétition serait exclue pour elle-même et que les efforts de chacun convergent pour le bien commun ou, l’humain sera-t-il toujours amené à se conduire en rival vis-à-vis des autres ?

J’ose espérer qu’un jour viendra où la compétition même sportive redeviendra indifférente à l’orgueil et à l’esprit de lucre....

Rlz

lundi 17 mars 2008

Un peu de poésie Blog 087

Blog 087
Mars 2008

Ce cœur qui haïssait la guerre...


Vaincre le jour, vaincre la nuit,
Vaincre le temps qui colle à moi,
Tout ce silence, tout ce bruit,
Ma faim, mon destin, mon horrible froid.

Vaincre ce cœur, le mettre à nu,
Ecraser ce corps plein de fables
Pour le plonger dans l'inconnu,
Dans l'insensible, dans l'impénétrable.

Briser enfin, jeter au noir
Des égouts ces vieilles idoles,
Convertir la haine en espoir,
En de saintes les mauvaises paroles.

Mais mon temps n'est-il pas perdu ?
Tu m'as pris tout le sang, Paris.
A ton cou je suis pendu,
Ce libertaire qui pleure et qui rit.

Robert Desnos

Après les Municipales nous serons plus surveuillés

Blog 086
Mars 2008

Après ces municipales nous serons mieux surveillés...


L'occasion était trop belle pour le Gouvernement de glisser dans les listes apparemment inoffensives des agents de la DST et des RG pour mettre en place les dispositifs évoqués dans le Figaro du 12 dernier ci-dessous. On ne peut en douter...
Rlz

Le FIGARO 12/03/2008

Comment l'Intérieur redéploie ses «grandes oreilles»

Christophe Cornevin .

Le document que s'est procuré Le Figaro détaille les nouvelles missions confiées aux 4 500 spécialistes du renseignement.

La fusion programmée de la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) et des Renseignements généraux (RG) vient de franchir un cap décisif. Dans un courrier interne de trois pages adressé fin février aux 4 500 policiers spécialisés, que Le Figaro s'est procuré, le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, a précisé les contours d'une inédite force de frappe appelée à recueillir le renseignement à travers le pays.

Cette «superagence à la française» va travailler sur deux niveaux, dès le 1er juillet prochain. Placée sous un pilotage unique, une nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) prendra en charge toutes les missions liées à la sécurité nationale. Composée au départ d'environ 3 500 fonctionnaires couverts par le «secret défense», cette structure luttera «contre l'espionnage et les ingérences économiques», l'antiterrorisme, la protection du patrimoine et la sécurité économique. Par ailleurs, la DCRI se verra confier la surveillance des «mouvements subversifs violents», tels que l'islamisme radical et la prise en compte de certains «phénomènes précurseurs de menace», comme les groupuscules d'ultragauche ou d'ultradroite. «Toutes ces informations très sensibles, relevant du renseignement fermé, seront centralisées au siège de la future direction centrale, à Levallois-Perret», confie un haut fonctionnaire.

«Aptitude à l'anticipation»

Par ailleurs, ces agents du renseignement intérieur disposeront d'antennes dans chaque département où ils ne rendront compte au préfet que «dans la limite du besoin d'en connaître». Autrement dit, avec une retenue certaine quand il s'agira, entre autre, de contre-espionnage

Parallèlement à la DCRI, l'Information générale sera, quant à elle, placée sous la houlette de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Animée par au moins un millier de policiers travaillant sur le «renseignement ouvert», cette entité reprendra l'actuelle compétence des RG sur l'intégralité du territoire. Outre les troubles éventuels liés à certains voyages officiels, les futurs Services départementaux de l'Information générale (SDIG) balaieront pour le compte du préfet, mais aussi du gouvernement, un vaste spectre d'informations allant du hooliganisme aux percées de fièvres paysannes, en passant par les grèves de dockers ou encore la vie des quartiers sensibles. Bref, tout ce qui concerne l'ordre public. «Pour la première fois, l'analyse des violences urbaines, jusqu'alors réservée aux RG, sera placée sous la même responsabilité de ceux qui ont la charge de les réprimer, considère-t-on Place Beauvau. En annulant toute déperdition de renseignements, la plus-value sera assez extraordinaire Dans une note adressée aux préfets, le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, insiste sur l'«aptitude à l'anticipation» de ses services. Leur refonte pourrait, d'ici à la fin de l'année, s'accompagner d'une économie d'échelle de plusieurs centaines de postes.

dimanche 9 mars 2008

Les OGM Blog 085

DIFFUSION SUR ARTE

ARTE va diffuser une enquête explosive sur le leader mondial des
OGM,Mosanto,le Mardi 11 mars à 21H.
> Pour ARTE, Dominique Robin a réalisé un documentaire d\'investigation
> retraçant l\'ascension de cet empire américain et son développement dans
> les biotechnologies et le contrôle des semences.
> Certains produits fabriqués par la firme ont fini par être interdits après
> avoir pollué la planète et tué ou rendu malades des milliers de personnes;
> Merci de bien vouloir faire circuler cette information.


Un nombre important d\'associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf\'OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) se sont engagés pour la diffusion du film \"Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien\" de Marie-Monique Robin.
C\'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l\'agent orange, de la dioxine, de l\'hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l\'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.
Nous vous invitons à faire circuler l\'information dans tous vos réseaux, à soutenir ce film et le livre (plus complet) qui va paraître aux Editions de la Découverte le 6 mars.
> Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n\'hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d\'une manière ou d\'une autre comme l\'illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l\'avenir du film.
Le DVD va être disponible dès le 11 mars en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et Découverte.
En attendant, ne ratez pas la diffusion sur ARTE le 11 mars à 21 heures, faites circuler l! \'information, réservez votre soirée, voyez le avec des amis, ! organise z une réunion autour d\'une diffusion publique.

Le même soir et en suivant cette enquête la chaine diffuse une 'thèma" non moins interessante sur le Congo et les méfaits de la mondialisation et de l'appropriation des richesses de ce pays, en se terminant par l'évocation de l'assassinat de Lumumba qui fut un des leaders de la "tricontinentale" ayant tenté d'arracher le "tiers monde" au post colonialisme...

Christian Kitzinger

& 05 63 41 80 51

ckjazz@free.fr

samedi 8 mars 2008

Pierre Bayle Blog 084

Blog 084
Mars 2008

Note sur Pierre Bayle

Pierre Bayle (Carla-le-Comte, aujourd'hui Carla-Bayle, Ariège, 18 novembre, 1647 -

Rotterdam, 28 décembre, 1706) est un philosophe et écrivain français.

Biographie

[

Il est à Carla-le-Comte (maintenant Carla-Bayle), près de Pamiers en Ariège,

second fils d'un modeste pasteur protestant. Instruit par son père, il apprend le grec

et le latin. À cause de la pauvreté de sa famille il doit attendre la fin des études de

son frère pour suivre un cursus au petit collège protestant de Puylaurens.

En 1669, il entre à l'université des jésuites de Toulouse, et se convertit au

catholicisme. Après dix-sept mois, il abjure et revient au protestantisme, il se réfugie

à Genève en 1670, il apprend les enseignements de René Descartes et

entreprend des études de théologie. Il adopte, pour vivre, le métier de précepteur.

Il revient en France et pendant quelques années écrit sous le nom de Bêle et

travaille comme précepteur dans diverse familles de Rouen et de Paris. En 1675 sur

les instances de son ami Henri Basnage de Beauval, il présente sa candidature à

l'académie de Sedan, où, à l'issue d'un concours et en partie grâce au soutien de

son futur ennemi Pierre Jurieu, il est nommé à la chaire de philosophie.

En 1681, l'université de Sedan est fermée, mais presque immédiatement après Bayle

est nommé professeur de philosophie et d'histoire à l'École Illustre de Rotterdam. Il

édite en 1682 son célèbre Pensées sur la comète et sa critique du travail de Louis

Maimbourg sur l'histoire du protestantisme. Sa grande réputation suscite l'envie de

son collègue Pierre Jurieu qui écrit un livre sur le même sujet.

En 1684, Pierre Bayle commence seul la publication de son journal de critique

littéraire Nouvelles de la république des lettres, qui obtint dans toute l'Europe un

rapide succès. En 1690 paraît un Avis important aux réfugiés prônant la liberté de

religion et la tolérance, ce qui provoque la colère de Pierre Jurieu et celle de l'évêque

de Rieux.

Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il combat dans ses écrits l'intolérance de

Louis XIV, mais en même temps il compromet par ses attaques toutes les

communions chrétiennes. Ses ennemis, à la tête desquels on retrouve Jurieu, le font

pour ce motif, après une longue querelle, priver de sa chaire en 1693 au motif

d'irreligion et de complicité avec le roi de France.

Cela ne le gêne pas particulièrement pendant la préparation de son Dictionnaire

historique et critique, œuvre majeure qui préfigure L'Encyclopédie. Ce Dictionnaire

se veut comme la correction des erreurs des auteurs des dictionnaires précédents.

Véritable labyrinthe ce dictionnaire est composé d'articles emboîtés les uns aux

autres, de nombreuses notes et citations. D'une certaine façon Bayle dans ce

dictionnaire pratique l'hypertexte avant l'heure et l'on se déplace dans son

dictionnaire d'une manière assez similaire à celle utilisée pour naviguer sur la Toile

de nos jours.



L'enseignement principal de Bayle, à travers une pensée faussement erratique et

vagabonde, étant que le monde ne se réduit jamais à une vision manichéenne et

suppose le croisement permanent des points de vue et des opinions contradictoires.

Jurieu le dénonce au consistoire comme impie, et au Prince d'Orange, devenu roi

d'Angleterre comme ennemi de l'État et partisan secret de la France. Mais grâce à la

protection de Lord Shaftesbury, il échappe cette fois aux coups de ses persécuteurs.

Les dernières années de Bayle sont consacrées à des écritures diverses, provenant

dans beaucoup de cas des critiques faites sur son Dictionnaire, qu'il cherche le reste

de sa vie à développer. Il meurt en exil à Rotterdam en 1706.

Bayle est surtout connu comme sceptique. Dans son Dictionnaire, il se plaît à

exhumer les opinions les plus paradoxales et à les fortifier d'arguments nouveaux,

sans toutefois les avouer pour son propre compte ; par l'incrédulité qui règne dans

ses écrits, il a frayé la voie à Voltaire.

En 1906, une statue en son honneur a été érigée à Pamiers comme « réparation

d'un long oubli ».

Une édition condensée du Dictionnaire historique et critique datée de 1780.

Pensées sur la comète (1682), dans lesquelles, à l'occasion d'un de ces

météores qui venaient de paraître, il attaqua le préjugé vulgaire qui y voyait un

présage effrayant.

Critique de l'histoire du calvinisme du Père Maimbourg (1683) ;

La France toute catholique sous le règne de Louis-Le-Grand (1685) ;

De la tolérance (1686) ;

Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ : "Contrains-les

d'entrer" (1688)

Dictionnaire historique et critique (1 édition en 1697, 2 volumes in-folio,

édition de 1702, 3 volumes in-folio, édition de Adrien-Jean-Quentin Beuchot,

16 volumes in-8, 1820-1824) ;

Réponses aux questions d'un provincial, 6 volumes, in-8, Rotterdam, 1704-

1706 ;

Œuvres diverses. La Haye, 4 volumes in-folio. 1727.

re

Citations

[modifier]

« Presque tous les peuples du monde tiennent leurs femmes dans une

espèce de captivité. »

« Il n'est pas plus étrange qu'un athée vive vertueusement qu'il n'est étrange

qu'un chrétien se porte à toutes sortes de crimes. » (Pierre Bayle / 1647-1706

/ Pensées sur la comète, 1682

Source Wikipédia

mardi 4 mars 2008

Aux Enseignants

Blog 083

Mars 2008

A mes correspondants anciens ou actuels enseignants.

J’avais toujours pensé qu’un enseignant quel que soit son affectation était formé et destiné à enseigner et à éduquer autant que faire se peut nos enfants pour en faire des citoyens ayant un certain sens civique et de la morale sociale incluant le respect des autres et de soi-même et , bien sûr des Lois....

Malheureusement le nombre impressionnant d’articles de nos nombreux codes ( civil, pénal, territorial, du travail, etc.) ne peut être connu que par les spécialistes et l’école ne peut n’en donner que des rudiments....

Loin de moi l’idée de rendre responsables tous les enseignants des « dérapages » plus ou moins graves commis par les élèves durant leur scolarité et ensuite dans leur vie d’adultes et de parents.

Mais un évènement récent découvert pendant la campagne électorale actuelle m’a particulièrement frappé car j’étais ignorant d’une procédure légale qui permet à un électeur votant dans sa ville de résidence officielle et dont sa femme est Maire d’être candidat dans une autre ville où il paierait le minimum d’impôts locaux pour le « principe »....

Pourquoi, allez-vous me dire, m’adresser à mes amis enseignants sur un tel sujet ?

Je connais déjà d’avance une réponse simple : les instituteurs sont, comme moi, souvent ignorants des arcanes législatifs et ceux-ci ne figurent pas forcément aux programmes scolaires déjà bien chargés....

Oui, je m’adresse à vous car ce qui est légal n’est pas forcément Moral à mon sens
tout du moins et la morale incombe en grande partie à l’école et à la famille...

Est-ce Moral que de prétendre défendre les intérêts d’électeurs d’une commune où l’on ne réside pas et dont on ne connait pas les problèmes qu’ils rencontrent tous les jours ?

Merci de me donner votre avis sur ce sujet ?

Bien cordialement.

Rlz

Blog 080

Mars 2008

Les « beautés » du code électoral...

Je ne suis pas juriste surtout en matière électorale mais à l’occasion des prochaines élections municipales j’ai collecté quelques informations auprès d’élus et de candidats, informations qui me surprennent autant qu’elles me scandalisent. ( je sais : « nul n’est censé ignorer la Loi »)... mais j’avoue que je ne pensais pas que nos politiciens allaient jusqu’à là....

Savez vous qu’il est possible à un candidat habitant une certaine ville et inscrit sur la liste électorale de cette ville, d’y voter, et en même temps d’être candidat
dans une autre ville à la seule condition d’y fournir une « adresse occasionnelle » et d’y payer l’impôt local minimal ?

Eh bien, c’est vrai et la commune où j’habite et où je vote est dans ce cas....

Après ce genre de pratiques comment s’étonner que les électeurs se désintéressent de la « chose publique »...

« Tous pourris diraient certains » mais comment s’en étonner devant de telles pratiques parfaitement légales semble t’il ?

Rlz

lundi 3 mars 2008

Les Equations aux dimensions

Blog 081

Mars 2008

Les Equations aux dimensions.

Pour nos lecteurs ayant fait des études scientifiques le petit travail qui va suivre ne fera que rappeler des souvenirs peut-être anciens pour certains et pour ceux qui ont exercé une fonction d’Ingénieur cela leur rappellera l’usage d’un outil bien pratique
permettant de vérifier l’exactitude de leurs calculs et surtout dans quelles unités exprimer les résultats.

Tout d’abord rappelons que tout calcul doit être cohérent en utilisant des unités d’un même système.

Selon les techniques nécessitant des calculs numériques le spécialiste doit utiliser un système d’unités adapté aux ordres de grandeur des phénomènes physiques concernés.

En effet, on conçoit mal un horloger utiliser les mêmes unités qu’un électricien calculant un turbo-alternateur de plusieurs centaines de Mégawatts sans parler du physicien travaillant au niveau de l’atome...

Et cependant malgré les différentes échelles auxquelles ces spécialistes travaillent les mêmes formules mathématiques s’appliquent, seuls les systèmes d’unités diffèrent en fonction des ordres de grandeurs des phénomènes physiques. Précisons toutefois que tous ces systèmes d’unités reposent sur des grandeurs physiques de base incontournables...

Il s’agit des unités de longueur (L), de masse (M), de temps(T) , d’intensité électrique( I ) .

Les physiciens utilisent en priorité le système CGS ( centimètre, gramme, seconde ) ;

Les électriciens utilisent le système MKSA ( mètre, kilogramme, seconde, Ampère ) ;

Les mécaniciens utilisent le système MKS ( mètre, kilogramme, seconde ) mais également parfois, pour les anciens, le système MKpS dans lequel le « « kilogramme-force » remplace l’unité de force du système MKS ( Newton ) au détriment le la masse et fait intervenir le coefficient « g » de gravitation ( 9,81m/sec² ) .

Nous n’évoquons là que les systèmes d’unités internationaux légaux ( Giorgi ) les Anglo-Saxons restant, pour certains, attachés à leur système moins souple et non décimal...

Nous avons dit plus haut les intérêts que présentent les équations aux dimensions mais encore faut-il savoir les utiliser à bon escient et connaitre parfaitement par ailleurs les formules régissant les phénomènes physiques et surtout les relations de ces phénomènes entre eux.

Prenons à titre d’exemple une des plus simples définitions de la physique classique : la vitesse. Par définition la vitesse est l’espace parcouru pendant l’unité de temps ce qu’on peut écrire d’une façon élémentaire : n mètres en s secondes ou v=n/s et selon
la notation dimensionnelle : LT¯¹ et cela est valable pour n’importe quel système d’unités.

Des exemples plus compliqués peuvent être cités, par exemple une force dont la définition physique est le produit d’une masse par une accélération soit en langage simplifié F=mg mais dont la formule dimensionnelle est : MLT¯² ou le moment d’un couple qui est : ML²T ¯² et

- Un débit massique qui est le rapport d’une masse et d’un temps s’écrit : MT¯¹,

- Une pression a pour dimension : ML¯¹T¯².

On pourrait multiplier à l’infini les exemples à partir du moment où le principe de l’écriture de ces équations est acquis mais cependant où les problèmes deviennent plus compliqués c’est lorsqu’il y a, d’une part des grandeurs électriques à intégrer à ces équations et que nous avons volontairement ignorées du fait de leurs complexités, et d’autre part lorsque des coefficients numériques « sans dimensions » figurent dans les formules à utiliser dans quel cas il n’y a pas lieu d’en tenir compte...

Prenons par exemple la formule courante en mécanique des fluides : P = ½ ρ S v² dans laquelle apparaissent un coefficient sans dimension ½ et des valeurs parfaitement quantifiées dans ce type de cas seuls les valeurs de ρ, de S et de v doivent être prises en considération pour l’analyse dimensionnelle....

Notons également l’intérêt des équations aux dimensions pour changer de système d’unités sans commettre d’erreurs sur les rapports existant entre eux ce qui n’est pas rare ni évident dans la pratique...


Nous allons terminer là ce petit rappel de physique en rappelant une phrase célèbre dont je ne connais plus l’auteur ni le texte exact mais qui disait en substance « qu’il n’est pas de physique sans possibilité de faire des mesures »....

Rlz

dimanche 2 mars 2008

Blog 080

Mars 2008

Les « beautés » du code électoral...

Je ne suis pas juriste surtout en matière électorale mais à l’occasion des prochaines élections municipales j’ai collecté quelques informations auprès d’élus et de candidats, informations qui me surprennent autant qu’elles me scandalisent. ( je sais : « nul n’est censé ignorer la Loi »)... mais j’avoue que je ne pensais pas que nos politiciens allaient jusqu’à là....


Savez vous qu’il est possible à un candidat habitant une certaine ville et inscrit sur la liste électorale de cette ville, d’y voter, et en même temps d’être candidat
dans une autre ville à la seule condition d’y fournir une « adresse occasionnelle » et d’y payer l’impôt local minimal ?


Eh bien, c’est vrai et la commune où j’habite et où je vote est dans ce cas....

Après ce genre de pratiques comment s’étonner que les électeurs se désintéressent de la « chose publique »...

« Tous pourris diraient certains » mais comment s’en étonner devant de telles pratiques parfaitement légales semble t’il ?

Rlz