samedi 8 mars 2008

Pierre Bayle Blog 084

Blog 084
Mars 2008

Note sur Pierre Bayle

Pierre Bayle (Carla-le-Comte, aujourd'hui Carla-Bayle, Ariège, 18 novembre, 1647 -

Rotterdam, 28 décembre, 1706) est un philosophe et écrivain français.

Biographie

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Il est à Carla-le-Comte (maintenant Carla-Bayle), près de Pamiers en Ariège,

second fils d'un modeste pasteur protestant. Instruit par son père, il apprend le grec

et le latin. À cause de la pauvreté de sa famille il doit attendre la fin des études de

son frère pour suivre un cursus au petit collège protestant de Puylaurens.

En 1669, il entre à l'université des jésuites de Toulouse, et se convertit au

catholicisme. Après dix-sept mois, il abjure et revient au protestantisme, il se réfugie

à Genève en 1670, il apprend les enseignements de René Descartes et

entreprend des études de théologie. Il adopte, pour vivre, le métier de précepteur.

Il revient en France et pendant quelques années écrit sous le nom de Bêle et

travaille comme précepteur dans diverse familles de Rouen et de Paris. En 1675 sur

les instances de son ami Henri Basnage de Beauval, il présente sa candidature à

l'académie de Sedan, où, à l'issue d'un concours et en partie grâce au soutien de

son futur ennemi Pierre Jurieu, il est nommé à la chaire de philosophie.

En 1681, l'université de Sedan est fermée, mais presque immédiatement après Bayle

est nommé professeur de philosophie et d'histoire à l'École Illustre de Rotterdam. Il

édite en 1682 son célèbre Pensées sur la comète et sa critique du travail de Louis

Maimbourg sur l'histoire du protestantisme. Sa grande réputation suscite l'envie de

son collègue Pierre Jurieu qui écrit un livre sur le même sujet.

En 1684, Pierre Bayle commence seul la publication de son journal de critique

littéraire Nouvelles de la république des lettres, qui obtint dans toute l'Europe un

rapide succès. En 1690 paraît un Avis important aux réfugiés prônant la liberté de

religion et la tolérance, ce qui provoque la colère de Pierre Jurieu et celle de l'évêque

de Rieux.

Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il combat dans ses écrits l'intolérance de

Louis XIV, mais en même temps il compromet par ses attaques toutes les

communions chrétiennes. Ses ennemis, à la tête desquels on retrouve Jurieu, le font

pour ce motif, après une longue querelle, priver de sa chaire en 1693 au motif

d'irreligion et de complicité avec le roi de France.

Cela ne le gêne pas particulièrement pendant la préparation de son Dictionnaire

historique et critique, œuvre majeure qui préfigure L'Encyclopédie. Ce Dictionnaire

se veut comme la correction des erreurs des auteurs des dictionnaires précédents.

Véritable labyrinthe ce dictionnaire est composé d'articles emboîtés les uns aux

autres, de nombreuses notes et citations. D'une certaine façon Bayle dans ce

dictionnaire pratique l'hypertexte avant l'heure et l'on se déplace dans son

dictionnaire d'une manière assez similaire à celle utilisée pour naviguer sur la Toile

de nos jours.



L'enseignement principal de Bayle, à travers une pensée faussement erratique et

vagabonde, étant que le monde ne se réduit jamais à une vision manichéenne et

suppose le croisement permanent des points de vue et des opinions contradictoires.

Jurieu le dénonce au consistoire comme impie, et au Prince d'Orange, devenu roi

d'Angleterre comme ennemi de l'État et partisan secret de la France. Mais grâce à la

protection de Lord Shaftesbury, il échappe cette fois aux coups de ses persécuteurs.

Les dernières années de Bayle sont consacrées à des écritures diverses, provenant

dans beaucoup de cas des critiques faites sur son Dictionnaire, qu'il cherche le reste

de sa vie à développer. Il meurt en exil à Rotterdam en 1706.

Bayle est surtout connu comme sceptique. Dans son Dictionnaire, il se plaît à

exhumer les opinions les plus paradoxales et à les fortifier d'arguments nouveaux,

sans toutefois les avouer pour son propre compte ; par l'incrédulité qui règne dans

ses écrits, il a frayé la voie à Voltaire.

En 1906, une statue en son honneur a été érigée à Pamiers comme « réparation

d'un long oubli ».

Une édition condensée du Dictionnaire historique et critique datée de 1780.

Pensées sur la comète (1682), dans lesquelles, à l'occasion d'un de ces

météores qui venaient de paraître, il attaqua le préjugé vulgaire qui y voyait un

présage effrayant.

Critique de l'histoire du calvinisme du Père Maimbourg (1683) ;

La France toute catholique sous le règne de Louis-Le-Grand (1685) ;

De la tolérance (1686) ;

Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ : "Contrains-les

d'entrer" (1688)

Dictionnaire historique et critique (1 édition en 1697, 2 volumes in-folio,

édition de 1702, 3 volumes in-folio, édition de Adrien-Jean-Quentin Beuchot,

16 volumes in-8, 1820-1824) ;

Réponses aux questions d'un provincial, 6 volumes, in-8, Rotterdam, 1704-

1706 ;

Œuvres diverses. La Haye, 4 volumes in-folio. 1727.

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Citations

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« Presque tous les peuples du monde tiennent leurs femmes dans une

espèce de captivité. »

« Il n'est pas plus étrange qu'un athée vive vertueusement qu'il n'est étrange

qu'un chrétien se porte à toutes sortes de crimes. » (Pierre Bayle / 1647-1706

/ Pensées sur la comète, 1682

Source Wikipédia

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