mardi 30 octobre 2007

Sarkozy et les USA Blog 057

Sarkozy et G.W. Bush

Blog 057

Octobre 2007

Source Réseau Voltaire

Sarko et les USA

Karen Hughes reconnaît que Nicolas Sarkozy a été formé par le

département d’État US.

Évoquant les résultats des programmes d’influence des États-unis, lors

d’une cérémonie officielle le 25 octobre 2007, Karen Hugues,

sous-secrétaire d’État chargée de la Diplomatie publique [propagande] et

des Affaires publiques [relations publiques], a déclaré : « Plus de 130

participants [à nos programmes depuis 1945] sont devenus les leaders de

leurs pays, y compris l’actuel Premier ministre de Grande-Bretagne

[Gordon Brown], le président de France [Nicolas Sarkozy] et le président

de Turquie [Abdullah Gül] ».

Si la biographie de M. Brown est connue, c’est la première fois qu’un

officiel états-unien reconnaît que MM. Sarkozy et Gül ont été formés par

le département d’État, ce que les intéressés ont toujours cherché à masquer.

Rlz

lundi 29 octobre 2007

Jeunesse hitlérienne hier, Pape aujourd'hui...

Guernica de Picasso

Blog 056

Octobre 2007

Jeunesse hitlérienne hier, Pape aujourd’hui...

J’ai toujours pensé que tel qu’on a été conformé dans sa jeunesse on se comporte par la suite, et cela est vrai dans pratiquement tous les domaines, et à fortiori aux plans politique et religieux
( c.f. Blog « De l’origine des opinions » du 3 septembre 2007 ).

Souvenez vous : l’actuel Pape Benoit XVI, ex Cardinal Ratzinger, ex Préfet de la Congrégation de la Foi ( ex Inquisition ) fut membre des jeunesses hitlériennes jusqu’à l’âge de 17 ans si mes informations sont exactes...Quel conditionnement fut donc le sien quand on sait que les hitlériens recrutaient très tôt et que leurs méthodes étaient parfaitement bien rodées...

Les premières initiatives de ce nouveau Pape laissaient penser qu’il n’avait pas oublié ses leçons de nazisme mais aujourd’hui « il a fait fort » en béatifiant 500 rebelles à la République légale d’Espagne de 1936...

Combien de fidèles à la République espagnole ont été massacrés dans des conditions horribles par les régiments marocains et les soldats conduits par des généraux félons aidés en cela par des troupes italiennes et hitlériennes puissamment armées en particulier au plan aérien ?

Et tout cela avec la bénédiction de l’Eglise Catholique et de l’Opus Dei dont c’étaient les premières manifestations...

Il faut rappeler au passage que Franco fit aussi exécuter sans scrupule 6 Généraux et 2 Amiraux qui refusèrent de combattre la République...

Rappelons aussi que la guerre terminée des milliers de Républicains furent torturés et assassinés dans les prisons franquistes et cela pendant plusieurs années...

Quand on pense qu’aujourd’hui l’Espagne, hormis ses problèmes avec l’ETA, a retrouvé une certaine Paix intérieure et que la guerre civile de 1936 / 1938 n’est plus qu’un très mauvais souvenir pour ceux qui l’ont vécue on peut se demander ce que cherche ce Pape avec un tel geste ostensible de provocation...

Plus d’un million de morts dont la majorité du coté républicain n’est-ce pas un prix suffisant payé par le peuple espagnol pour avoir besoin de rouvrir un aussi pénible dossier ?

Que cherche l’ancien nazi devenu Pape : envisage-t’il de poursuivre le même combat sous un autre uniforme, là ou ailleurs ?

Rlz

mardi 23 octobre 2007

Les USA au Gouvernement français

Christine Lagarde


La colonisation US du ministère français de l’Économie


Après que /Le Canard enchaîné/ eut révélé dans son édition du 10 octobre

2007 que le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi,

Christine Lagarde, rédige et fait rédiger en anglais les notes qu’elle

échange avec ses collaborateurs, le député de Seine-Saint-Denis

Jean-Pierre Brard, l’a apostrophée en anglais lors de la séance des

questions de l’Assemblée nationale, mardi 16 octobre.

L’incident a été prestement tourné en dérision par la presse française,

qui s’est efforcée de n’y voir qu’une plaisanterie, tandis que la

présidence de l’Assemblée nationale a décidé de le retirer du

compte-rendu au motif que seul le Français est langue officielle de

la République.

En réalité, le fond de la question posée par M. Brard est des plus

sérieux : comme nous l’avions révélé dans nos colonnes, Christine

Lagarde —proche de Dick Cheney et de Zbigniew Brzezinski— est une

ancienne responsable du Center for Strategic & International Studies

(CSIS). Elle représente les intérêts industriels états-uniens à

l’intérieur même du gouvernement français et fait travailler son cabinet

ministériel en anglais pour faciliter la subordination de

l’administration française à ces intérêts.

[1] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement

français », par Thierry Meyssan, /Réseau Voltaire/,

22 juin 2005.

dimanche 21 octobre 2007

Intersyndicale des Journalistes

(Syndicat National des Journalistes)



Intersyndicale des Journalistes
blog (infos et commentaires) - pétition

Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse

Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.


Cliquez ici pour signer la pétition en ligne...
...et faites circuler l'adresse du site a vos amis, collègues, blogueurs



Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.

LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.

Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.

LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.



Cliquez ici pour pour signer la pétition en ligne...
....et faites la circuler auprès de vos amis, collègues, blogueurs


Pour en savoir plus :

Téléchargez notre plaquette complète (PDF, 4 pages, 1,4 Mo)



Les syndicats européens de journalistes préparent la journée du 5 novembre :


Fédération Européenne du Journalisme


blog (infos et commentaires) - pétition

samedi 20 octobre 2007

"Pourquoi Guy Môquet aujourd'hui ?"

Blog 055

Octobre 2007

Pourquoi Guy Môquet aujourd’hui ?

Je pense qu’il est inutile de rappeler qui fut Guy Môquet, membre des Jeunesses Communistes, fusillé à Châteaubriant en 1941 à 17 ans au début de l’occupation allemande et fils du Député Prosper Môquet déporté en Algérie par Daladier en 1939, car on en parle beaucoup en ce moment, surtout le Président Sarkozy et son entourage...

La question que je me pose est relative aux motivations de ce brusque réveil d’un passé glorieux sous certains aspects mais indécent vu sous un autre angle.

Hormis quelques fidèles qui ont perpétué le souvenir de l’exécution des 27 otages de Châteaubriant qui se souvient encore de cet épisode de notre histoire mais il est vrai que ceux qui ont vécu cette époque sont de plus en plus rares ?

Le contexte politique de cette époque était des plus embrouillés qu’il soit, après la chute du « Front Populaire », les accords pour ne pas dire la « trahison de Munich » en 1938, le pacte Germano-Soviétique et à vrai dire qui du peuple s’y retrouvait ?

Aujourd’hui chacun y va de son couplet sur le rôle des uns et des autres dans cette tragédie que fut la guerre de 1939 / 1945 et même les Historiens malgré leurs sources ne sont pas capables de se mettre d’accord sur de nombreux points d’autant que la plupart d’entre eux n’ont pas vécu personnellement ces évènements...

Pour ceux qui, comme moi, sont de la génération de Guy Môquet, ils ont été informés et j’oserai dire « conditionnés » d’une part par le rappel fréquent des « Martyrs de Châteaubriant » sur les ondes de la BBC pendant l’occupation puis ensuite, après la Libération, par la propagande du PCF qui citait régulièrement ses 75 000 fusillés tout cela est d’une évidence indiscutable...

Mais pour ceux qui aujourd’hui n’ont pas connu ces évènements et qui en parlent sans discernement ni pudeur tel un Bernard Laporte, rugbyman, mais surtout « homme d’affaires » et Ami de Nicolas Sarkozy, je trouve ça indécent...

Et puis, il faut rappeler aussi que les résistants à l’occupant venaient de tous les horizons politiques, même de l’extrême droite voire de groupuscules monarchistes, et là je voudrais citer Honoré d’Estienne d’Orves, Officier de Marine, royaliste et catholique fervent qui embrassa l’Officier allemand qui commandait son peloton d’exécution le 29 août 1941 en signe de Pardon...

Et puis aussi le Colonel de La Roque, Président des « Croix de Feu », parti d’extrême droite, mort en déportation à Buchenwald...

Pour revenir à ma question initiale : pourquoi notre Président de la République tient-il tant à honorer particulièrement la mémoire de Guy Môquet, lui dont les sentiments politiques sont totalement opposés au Communisme ?

Je le crois trop fin stratège pour ne pas avoir une arrière pensée plus ou moins machiavélique :

- ridiculiser un PCF à bout de souffle après avoir été à un certain sommet suite à sa courageuse attitude dans la résistance et récupérer une partie de son électorat ;

- encourager les jeunes Français à s’engager politiquement très tôt en leur montrant quand même les risques encourus ;

- que sais-je encore ?

Et comme disait Roosevelt, ancien Président des USA, dans les années 1940 : « Rien n’arrive par hasard en politique »...

L’avenir prochain nous éclairera peut-être sur l’intérêt soudain porté à un jeune Communiste fusillé à Châteaubriand en 1941...

Rlz

lundi 15 octobre 2007

Un peu de Poésie de Pablo Neruda

Pablo Neruda et sa compagne Matilda


Je prends congé, je rentre
chez moi, dans mes rêves,
je retourne en Patagonie
où le vent frappe les étables
où l'océan disperse la glace.
Je ne suis qu'un poète
et je vous aime tous,
je vais errant par le monde que j'aime :
dans ma patrie
on emprisonne les mineurs
et le soldat commande au juge.
Mais j'aime, moi, jusqu'aux racines
de mon petit pays si froid.
Si je devais mourir cent fois,
c'est là que je voudrais mourir
et si je devais naître cent fois
c'est là aussi que je veux naître
près de l'araucaria sauvage,
des bourrasques du vent du sud
et des cloches depuis peu acquises.

Qu'aucun de vous ne pense à moi.
Pensons plutôt à toute la terre,
frappons amoureusement sur la table.
Je ne veux pas revoir le sang
imbiber le pain, les haricots noirs,
la musique: je veux que viennent
avec moi le mineur, la fillette,
l'avocat, le marin
et le fabricant de poupées,
Que nous allions au cinéma,
que nous sortions
boire le plus rouge des vins.

Je ne suis rien venu résoudre.

Je suis venu ici chanter
je suis venu

afin que tu chantes avec moi.







dimanche 14 octobre 2007

Vers un Unique parti...

Blog 054

Octobre 2007



Vers un « Unique » parti...

Sur mes Blogs :

- 011 ( La stratégie cachée de Sarkozy ),

- 040 ( Infiltration et Entrisme ),

- 051 ( Quand les masques tombent )

j’ai exprimé au fil des mois mon point de vue sur les « grandes manœuvres » en cours afin de concentrer entre les mains du Chef de l’Etat et de ses fidèles tous les pouvoirs et mon opinion n’a fait que se renforcer jour après jour...

Les partis d’opposition ainsi que les syndicats de salariés sont plus ou moins neutralisés et les ralliements des plus inattendus se multiplient sans la moindre pudeur ni le moindre respect des électeurs qui les ont élus ce qui « déboussole » les appareils politiques, mais n’est-ce pas en fait le but recherché ?

Même les Associations « Loi de 1901 » n’échappent pas à une mise en condition...

La grande ambition de notre Président est d’être à la tête d’un Etat dont personne ne contesterait les initiatives et décisions un peu comme mon adjudant exigeait des « bidasses » dont je fus en 1949 / 1950 « de voir toutes les têtes alignées »...

Le titre de ce texte a été volontairement choisi à l’inverse de « Vers un parti unique » pour marquer un sens plus fort que « parti unique » et restituer ce que pense quelqu’un qui se croit lui-même Unique comme le furent en leurs temps Napoléon, Mussolini, Staline ou Hitler...

M ais il semble toutefois que certains et certaines, qui ont rejoint l’équipe du « Guide » ( Führer en allemand ), commencent à se poser des questions quant à la finalité de toute cette entreprise qui sous couvert « d’ouverture » prend une orientation très « rétrograde » pour ne pas dire réactionnaire.

D’ailleurs, malgré une censure bien canalisée, les divergences commencent à poindre entre les « purs et durs » de l’équipe présidentielle et les « supplétifs » de gauche et du centre dont on se demande « ce qu’ils sont venus faire dans cette galère ».

Mais que peuvent espérer ces derniers quand après avoir servi de « cautions », ils seront jetés comme des chaussettes trouées : ils se seront totalement discrédités vis-à-vis des citoyens encore lucides, mais hélas, on en a vu d’autres avant faire des « come back » inattendus...

D’autre part, la haute opinion de soi de notre Président et son besoin d’être partout pour tout « manager » dénotent une hypertrophie de son égo qui finira par lasser une partie de ses soutiens pour ne pas dire de ses « collaborateurs », n’est pas François Fillon ?

Et puis on est en droit de se demander ce que pensent réellement nos partenaires Européens, voire les dirigeants des autres Pays avec lesquels nous sommes en relation, des initiatives tous azimuts de l’Elysée y compris dans les zones traditionnelles d’influence de ces Pays...

Le « pilonnage médiatique » sur tout ce que fait notre Président ( et accessoirement Cécilia ) commence à exaspérer un certain nombre de nos compatriotes, sauf peut-être les inconditionnels qui n’ont encore rien compris, car trop c’est trop...

Même de Gaulle, non dépourvu d’orgueil, n’en a jamais fait autant...


Rlz

vendredi 12 octobre 2007

Un petit retour en arrière

Blog 054
Octobre 2007


En février 2004 je publiais sous l'appellation "Prospective 01-3" un texte qui ne me semble ne pas avoir vieilli, hélas, et qui prévoyait ce qui de passe aujourd'hui...

A vous de juger.

Février 2004 Prospective 01-3

1) Introduction :
La situation actuelle en France et dans le monde attire de ma part un certain nombre de réflexions que je souhaite consigner par écrit selon un découpage susceptible d’évolutions en fonction du déroulement des évènements dans le temps.

Tout d’abord, j’évoquerai la situation en France sans pour autant l’isoler du contexte mondial et historique puis j’élargirai ma réflexion au monde entier spécialement du fait des influences religieuses et économiques.

2) En France :

Le gouvernement dont s’est dotée la France après les élections Présidentielle et Législatives de 2002 fera figure, dans l’histoire de notre pays, des plus rétrogrades, pour ne pas dire réactionnaires, qui rappelle Badinguet, Mac-Mahon et Thiers.( Une lecture ou une relecture de Zola ne serait pas inutile ). Il n’est pour s’en convaincre que de regarder la composition de celui-ci et les quelques premières mesures anti-sociales déjà engagées : atteinte aux congés payés, modification des retraites, privatisations des grandes sociétés nationales, internement d’un leader syndicaliste paysan, révision du statut des intermittents du spectacle, mesures anti-laïques, renforcement des moyens policiers, remise en cause de la Sécurité Sociale, etc. Les licenciements qui s’intensifient et selon moi se poursuivront jusqu’à ce que le SMIC (ou ce qu’il en restera) sera descendu à un niveau compatible avec le profit maximal des entreprises et le minimum acceptable par les salariés.

Ne trouve t’on pas dans la composition de ce 1er gouvernement, entre autres et en bonne place (Ministre des finances ), un ancien PDG de l’industrie lourde et également Nicolas Sarkozy, frère d’un haut dirigeant du patronat ?

Derrière tout cela on trouve bien sûr le Président du MEDEF qui approuve sinon suggère la politique économique et sociale de notre pays.

( Il ne faut pas oublier que lors d’une certaine élection Présidentielle le CNPF, devenu depuis le MEDEF, a financé pour partie la campagne électorale d’un nommé Jacques Chirac…)

Comment en sommes-nous arrivés à une telle situation, qui n’est qu’un début, si l’on considère les hommes et structures mis en place et en réserve ?

Les erreurs et renoncements du précédent gouvernement de la « Gauche plurielle » sont pour une grande part à l’origine de cette situation mais cela n’explique pas tout. Le score du Front National lors des Présidentielles est dû à une certaine déception d’une partie de ce qu’on appelle « la classe ouvrière » qui traditionnellement votait à gauche et avait fondé des espoirs sur un Gouvernement de Gauche plurielle, espoirs déçus par des atermoiements autour des 35 heures, entre autres…

Mais cela n’est qu’une partie des problèmes qui se posent et qui vont se poser à terme relativement proche.

En effet, si l’on regarde la répartition des voix lors des Présidentielle et des Législatives on constate qu’une partie des électeurs qui se disent de gauche ont voté pour des candidats n’ayant aucune chance et, de surcroît, que ces électeurs ne se sont pas prononcés au 2ème tour des Législatives. On ne peut pas s’empêcher de penser que les candidats en question qui se prétendaient de gauche étaient des « auxiliaires » de la droite qui leur a fourni les 500 signatures requises pour les Présidentielles à plusieurs reprises…n’est-ce pas Arlette ?

Ce qu’on a appelé le « sursaut républicain » du 2ème tour des Présidentielles a été, en fait, un refus du danger fasciste immédiat incarné par Le Pen et non un vote populaire et progressiste…

Malheureusement, le danger fasciste n’est pas écarté, loin de là, si l’on se réfère à ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30 après l’échec de la République de Weimar.

Il ne faut jamais oublier qu’en régime soit-disant démocratique ( capitaliste ) ce sont les grandes fortunes et la grande industrie qui orientent la politique dans le sens qui leur est le plus favorable.

Tant que la politique menée par les gouvernements élus légalement est favorable aux intérêts capitalistes la Démocratie est respectée et le peuple a l’impression d’être le maître du jeu en allant consciencieusement voter à tous les suffrages. Mais si malheureusement les intérêts de la haute finance et des monopoles industriels sont compromis par des avancées sociales décidées par les gouvernements en place deux cas peuvent se présenter :

- de nouvelles élections amènent au pouvoir des hommes favorables à une politique rétrograde pour ceux qui vivent seulement des revenus de leur travail (Marx dirait : les prolétaires ) c’est la configuration actuelle rappelée plus haut, configuration qui se durcira de plus en plus pour accroître toujours plus le profit jusqu’à ce que les travailleurs encadrés par les syndicats, qu’on aura essayé de museler préalablement, se rebelleront par des grèves ou autres actions jusqu’à un certain point d’équilibre ( c’est le cas le plus favorable ) ou de rupture ;

- dans le cas où la pression populaire deviendrait trop forte ( point de rupture) les tenants du pouvoir financier et industriel feraient appel, éventuellement par les urnes, à un homme fort en réserve et à leur disposition ( Le Pen, Sarkosy par exemple) comme cela s’est passé en Allemagne avec Hitler qui, ne l’oublions pas, était financé par Krupp et, qui plus est, par des financiers Yankees…

Surtout qu’on ne me rétorque pas que l’histoire ne se répète pas : après Hitler il y a eu Franco et plus près de nous Pinochet (1973)…Dans les 3 cas cités ( Allemagne, Espagne, Chili ) la prise de pouvoir s’est opérée avec l’appui de l’armée ou de groupes paramilitaires (SA en Allemagne) alors que des gouvernements de gauche unie avaient été élus d’une façon indiscutablement légale.

A ce sujet il est intéressant de se poser la question de savoir si la suppression de la conscription en France ( par un gouvernement de gauche) ne cache pas des intentions factieuses à terme…Souvenons-nous que se sont les militaires du contingent qui ont fait avorter le putsch de l’OAS en Algérie… Aujourd’hui quelle serait l’attitude des militaires de métier en cas de menace fasciste ?

3) L’Impérialisme américain :

Que de chemin parcouru depuis que le Mayflower avec ses quelques centaines de puritains anglais comme passagers croyant à un nouvel humanisme sont venus coloniser un pays dont ils ne connaissaient pas encore les limites et la 1ère bombe atomique d’Hiroshima et l’invasion récente de l’Irak !

Que de morts parmi les Indiens dont on convoitait les terres depuis l’Est jusqu’à l’Ouest et que de règlements de comptes pendant la ruée vers l’or dans le Far West…

Où en est le pays dont rêvaient les Franklin les Washington et leur ami et allié Français La Fayette ?

Il est vrai que ce nouveau pays se prêtait parfaitement à de grandes entreprises, tout était à faire : routes, chemin de fer, exploitation des mines et surtout du pétrole…

La Constitution de la nouvelle Démocratie très libérale permettait à la libre entreprise de s’exprimer pleinement jusqu’à l’excès. L’échelle du pays offrait des possibilités de constitution de « trusts » super puissants à un point tel qu’il fallut voter une loi pour limiter la puissance de ces « trusts ».(Dire que cette loi est souvent appliquée serait excessif…)

A cette puissance industrielle est évidemment liée une puissance financière et économique qui place les USA au 1er plan mondial ce qui leur fait croire que tout leur est permis au plan mondial. Ils se présentent comme les gendarmes du monde et s’autorisent des interventions partout où ils y voient un intérêt économique ou stratégique.

Aujourd’hui leur intérêt les porte vers le pétrole dont leur sous-sol après une exploitation excessive commence à se tarir. De surcroît, la mainmise sur les autres pays producteurs leur permettrait, le cas échéant, en cas de guerre, d’être les maîtres du jeu…Toutes sortes de prétextes tentent de justifier leurs interventions ( danger communiste, armement nucléaire, extrémisme religieux, etc.)

Comment s’en priveraient-ils étant donné qu’ils sont les seuls à ne pas être passibles du tribunal de La Haye qui juge les crimes de guerre.

Il ne faut pas être naïfs pour croire que les USA comme d’ailleurs tous les pays interviennent militairement d’une façon gratuite : il faut savoir que jusque dans les années 1930 la France a payé l’intervention US de 1917 dans les rangs alliés et que sans la fermeté de de Gaulle nous aurions payé au prix fort l’aide du plan Marshall.

La jolie phrase de l’American Legion de 1917 « La Fayette nous voilà » n’était pas si désintéressée que cela…

Sans entrer dans les détails de la politique intérieure des USA on peut toutefois signaler qu’elle est fortement influencée par de nombreux groupes de pression (lobbies) et autres « maffias » qui n’hésitent pas, le cas échéant, à faire assassiner les Présidents ( Lincoln, Kennedy).

L’entreprise de domination US sur le monde entier utilise tous les moyens possibles
( Cinéma, musique, alimentation, art, etc.) sans parler de la langue qui remplace souvent la langue locale plus riche et mieux adaptée aux besoins du pays sur lequel les Yankees ont jeté leur dévolu. Les publicités à la TV en apportent la preuve tous les jours…Et puis que penser des « fonds de pension » US qui sont alimentés par les revenus des entreprises françaises ( entre autres ) dans lesquelles les « caisses » de retraite Yankees ont des « actions » et cela au détriment des actionnaires et salariés français ? Souvenons nous de Michelin qui a dû licencier du personnel sous la pression des retraités américains qui estimaient insuffisants leurs revenus…

L’Informatique est le domaine actuel de prédilection du commerce US qui détient un quasi-monopole par le trust MICROSOFT.

Mais les appétits US sont insatiables et visent le monde entier jusqu’à ce que l’accident majeur se produise…

Le terme de MONDIALISATION résume assez bien la situation actuelle due aux ambitions débordantes US mais un mouvement mondial en voie d’organisation s’efforce de contrer cet impérialisme en prenant en considération les pays du tiers monde qui sont les premières victimes de la mondialisation du commerce et de la finance.

4) Problèmes religieux et culturels :

Ce qui précède évoque dans les grandes lignes, d’une part la politique intérieure de la France et, d’autre part les ambitions américaines sur le monde entier. Se limiter à ces 2 points est simplificateur à l’extrême car c’est oublier les autres pays qui n’ont pas de telles ambitions dans l’immédiat ni surtout les mêmes cultures et les mêmes religions.

Pour s’en tenir aux plus grands pays on peut citer la Russie et ses « satellites », la Chine qui après 50 ans d’un communisme « dur » a libéralisé son économie, et l’Inde avec son milliard d’habitants qui a de nombreux problèmes internes à résoudre. Dans l’immédiat ces pays qui pèsent assez lourd sur l’échiquier mondial ne sont quand même pas en situation de contrer sérieusement l’impérialisme US.

Par contre, une série de pays de culture musulmane ( Indonésie, Iran, Irak, Pakistan,
Arabie Saoudite, etc.) qui possèdent de grands gisements de pétrole et certains l’arme atomique entreront un jour ou l’autre en conflit majeur avec les USA et les autres pays occidentaux du fait de la montée en puissance de la religion musulmane et surtout de ses activistes qui n’ont pas la même conception de la vie et de la mort que les habitants des pays de culture chrétienne et qui de surcroît ont décidé d’étendre leur conception de la société la « charria »au monde entier. En effet, les musulmans ne conçoivent pas de séparation entre la religion et la vie civile, c’est ce qu’ils appellent la « charria ».

De nombreux jeunes occidentaux d’origine chrétienne se laissent séduire par l’Islam suite à une lecture rapide et superficielle du Coran et s’engagent dans une vraie croisade contre tout ce qui n’est pas conforme à leur point de vue…

Comme toutes les religions, l’Islam prétend détenir la Vérité et veut l’imposer aux autres.

La plupart des pays musulmans possèdent un sous-sol gorgé de pétrole qui satisfait aujourd’hui les besoins du monde occidental par l’intermédiaire des grandes compagnies américaines et britanniques qui en tirent de larges profits. Mais il n’en sera pas toujours ainsi et ces pays producteurs voudront un jour ou l’autre assurer directement les besoins du marché mondial et ce sera le conflit majeur avec les USA et ses alliés…

5) Conclusion : ( Provisoire )

Il se dessine dans le monde entier, en ce moment et plus que jamais, une course effrénée au profit que nous voyons en France avec l’actuel gouvernement qui a entrepris de supprimer les avantages sociaux conquis depuis un siècle par les salariés du privé comme du secteur public, quelle que soit leur position hiérarchique.

A l’échelon mondial les USA sont partis à la conquête de tout ce qui peut rapporter des profits non seulement avec le pétrole mais avec l’informatique, les médicaments, l’agriculture transgénique, que sais-je encore, sans se soucier des conséquences écologiques à court et moyen termes…

Entre autre, la MONDIALISATION c’est tout cela.

Rlz

jeudi 11 octobre 2007

Ma conception de la Culture

Blog 053

Octobre 2007

Ma conception de la Culture...

Si l’on interroge ses interlocuteurs sur leur conception de la Culture, soit c’est le mutisme presqu’absolu, soit c’est une réponse nette et précise qui les met en valeur sur un point particulier surtout si leur niveau d’instruction spécialisée est relativement élevé...

En effet, combien de personnes considèrent que l’instruction est synonyme de Culture ce qui n’est pas forcément faux dans certains cas mais qui hélas n’est surtout pas la règle générale.

En ce qui me concerne je pense que la Culture ne peut s’acquérir que par un travail personnel de tous les instants sur un temps relativement long, et sur un maximum de sujets, prenant en considération les relations avec les autres qui sont eux-mêmes dépositaires d’une certaine Culture plus ou moins étendue et spécialisée qui peut toujours être profitable aux autres...

Néanmoins, et c’est là d’où provient l’ambigüité, la Culture n’est pas comme un « prêt-à-porter » que l’on acquiert en lisant beaucoup d’ouvrages par trop spécialisés ou en parlant avec des techniciens de telle ou telle matière et qui, de ce fait, ne sont pas forcément connectés au contexte général qui, selon moi, doit être à la base de la vraie Culture...

Evidemment cela fait toujours impression quand on peut citer par cœur des écrits de savants ou de philosophes célèbres mais a-t-on toujours compris ce que ces auteurs ont voulu exprimer dans une situation et une époque déterminées et quel profit peut-on en tirer ?

Ce qui est vrai pour la littérature et la philosophie est aussi vrai pour les sciences physiques et le fait de pouvoir « au pied levé » intégrer une équation différentielle ou citer Dante, Platon ou Descartes, prouve seulement que l’on a bien retenu ses leçons et non que l’on est cultivé en tout pour autant et que l’on sait en faire profiter ses interlocuteurs...

Mais, me direz vous, qu’entendez-vous enfin par Culture ?

Pour moi la Culture ne doit pas se laisser enfermer dans des spécialisations quelle qu’elles soient et savoir s’élever au dessus des classements arbitraires créés pour les besoins de l’enseignement, dans un langage spécifique, mais en dégageant l’esprit qui préside aux sujets traités...

Cela ne veut pas dire aussi que chaque domaine doit être limité au strict minimum et réservé aux spécialistes qui doivent toujours pousser plus avant les connaissances dans leur domaine et là on peut quand même parler de culture spécialisée mais ce n’est pas l’objet de ma réflexion de caractère plus général....

La Culture que j’évoque et revendique doit s’exprimer dans un langage simple aussi universel que possible et l’on peut citer des exemples remarquables de savants qui savaient se mettre à la portée de leur auditoire non spécialisé et je pense à Frédéric Joliot-Curie et à Pierre-Gilles de Gennes qui furent des modèles du genre.

Mais au risque de me répéter je considère que la Culture nécessite un effort constant et permanent sur un maximum de sujets en faisant preuve de méthode et d’esprit de Synthèse sans se laisser distraire par des sujets sans intérêt qui viennent brouiller des pistes qu’on doit s’efforcer de baliser méthodiquement et là n’est-il pas le domaine de la vraie Culture ? ...


On a parlé à une époque, après mai 68, de « formation permanente » dans le cadre des entreprises pour leur personnel. J’ai connu cette époque et même été chargé par la Direction de la Société dans laquelle je travaillais d’organiser des « conférences » pour mettre à niveau certaines personnes qui en faisaient la demande expresse. Je dois avouer que cette expérience m’a profondément déçu devant le peu d’enthousiasme des quelques participants auxquels on demandait un minimum de participation...

Quelle conclusion tirer de cette expérience ?

Je ne sais pas trop quoi répondre sinon que les esprits n’étaient pas encore formés, à cette époque, malgré les revendications exprimées à haute voix mais mal intégrées par les intéressés...

Mais aujourd’hui qu’en est-il ?

N’y aura-t-il pas toujours une absence de prise de conscience de la nécessité de s’instruire et de se cultiver en permanence et n’y a-t-il pas aussi une volonté de la part du pouvoir politique de voir disparaitre des citoyens auxquels on pouvait faire croire des choses qu’ils acceptent aujourd’hui faute de Culture suffisante ?

Et sur ce point j’entends la Culture Citoyenne qui englobe la volonté de comprendre le fonctionnement de la société dans laquelle nous vivons, souvent malgré nous, et que nous subissons faute d’en connaitre les mécanismes plus ou moins occultés...

Alors quelle solution ?

Quant à moi je pense qu’il est nécessaire de prendre conscience de la situation qui nous est imposée par le biais des média, voire du système éducatif, aux ordres de ceux qui ont un intérêt à maintenir dans l’inculture ou dans une culture orientée selon leurs objectifs de caractère économique et politique...

Et puis ensuite de créer une dynamique culturelle en s’appuyant sur certaines structures déjà existantes telles que les Maisons des Jeunes, les Ciné Clubs, etc. en un mot toutes les Associations culturelles existantes ou à créer sans avoir peur des réticences et obstacles que cela risque de susciter...Mais faut il aussi faire un travail informatif auprès de nos concitoyens qui ignorent à la fois l’ostracisme dont ils font l’objet et les possibilités qui s’offrent à eux...


A titre informatif signalons que le Conservatoire des Arts et Métiers dispense tout un « panel » de cours pouvant conduire à l’obtention d’un Diplôme d’Ingénieur à des personnes n’étant pas forcément titulaires d’un Baccalauréat...

Visiter : http://www.cnam.fr pour en savoir plus...



Rlz

mercredi 10 octobre 2007

Grenelle de l'environnement

Par Amitié pour Pierre Lance

Rlz

GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT

APPEL SOLENNEL

à Monsieur Jean-Louis BORLOO, Ministre de l’Ecologie,

du Développement et de l’Aménagement durables,

à Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET,

Secrétaire d’État chargée de l’Ecologie

ainsi qu’à tous les participants au

“GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT”

d’octobre 2007

par Pierre LANCE

écrivain, philosophe, sociologue


Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire d’État,

Mesdames et Messieurs les Délégués,

En 52 avant J.-C., Vercingétorix s’enferma dans Alésia pour fixer autour de lui les légions romaines et il envoya des émissaires dans toute la Gaule dans le but de réunir la plus formidable armée imaginable à cette époque. Le but du jeune chef arverne était de provoquer une ruée en masse, rapide comme la foudre, qui devait surprendre et tailler en pièces les ennemis de son pays. Si ce projet avait réussi, l’impérialisme-étatisme romain n’aurait pas subjugué l’Europe et n’aurait pas corrompu pour de nombreux siècles l’évolution de la civilisation occidentale.

Mais, comme chacun sait, le projet échoua. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’agir énergiquement et vivement, comme la situation l’exigeait, les chefs de l’armée de secours perdirent plusieurs semaines en concertations, discussions, palabres, débats, tractations et compromis de toutes sortes et manquèrent le rendez-vous avec les assiégés. De ce fait, nos ancêtres les Gaulois, adorateurs des arbres et des sources, écologistes donc avant la lettre, perdirent leur indépendance et, avec elle, la philosophie naturaliste qui était la leur.

C’est ce qui fit écrire beaucoup plus tard à l’historien britannique Will Durant, dans son œuvre monumentale The Story of Civilization : “...Le siège d’Alésia eut pour conséquence de soumettre à une orientation radicalement transformée toute l’histoire de la civilisation française.” Et à travers elle, ajouterai-je, l’européenne.

Eh bien je crains fort, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’État, Mesdames et Messieurs les Délégués, que votre “Grenelle de l’environnement”, tel que je le vois engagé, ne se termine en “Alésia de l’environnement”. Faudrait-il admettre que notre peuple sera toujours incapable d’agir quand il le faut, et toujours enclin à noyer dans le bavardage les actions les plus nécessaires ? “Ceux qui ne comprennent pas le passé sont condamnés à le revivre”, disait Goethe fort justement.

En septembre 2002, à Johannesburg, au Sommet de la Terre organisé par les Nations Unies et réunissant plus de 100 Chefs d’État et de gouvernement ainsi que 22.000 délégués de 191 nations, Jacques Chirac, inspiré par Nicolas Hulot, s’écriait : “Notre maison brûle et nous regardons ailleurs !”.

Après quoi l’on a beaucoup discuté.

Cinq années ont passé sans que rien de décisif ne soit entrepris. Aujourd’hui, la maison est à moitié brûlée, et l’on discute encore.

La banquise fond à toute allure. Et l’on discute...

Les forêts tropicales disparaissent à toute vitesse. Et l’on discute...

Les poisons chimiques follement dispersés dans la nature ont pénétré au cœur de toutes les espèces vivantes, hommes inclus. Et l’on discute...

La production des spermatozoïdes humains a baissé de moitié en trente ans, ce qui est une terrible atteinte à la vitalité de notre espèce. Et l’on discute...

Les terres cultivables épuisées et bombardées de pesticides et d’engrais voient leur production décliner en quantité, s’effondrer en qualité. Et l’on discute...

Le cancer, le sida et toutes les maladies dégénératives explosent. Et l’on discute...

Les maladies nosocomiales et iatrogènes, c’est-à-dire provoquées par la médecine elle-même, atteignent des proportions affolantes. Et l’on discute...

Les enfants, plus vulnérables que les adultes, sont de plus en plus victimes des allergies, de l’asthme, de l’autisme, de la leucémie aiguë. Et l’on discute...

Les incinérateurs diffusent dans l’atmosphère des dioxines aux effets neurotoxiques avérés qui se répandent au loin sur les herbages et les cultures et s’accumulent dans les matières grasses des viandes, des poissons, des produits laitiers. On en retrouve dans le cordon ombilical des nouveau-nés, le liquide amniotique, le lait maternel. Et l’on discute...

Bref, la planète entière est corrompue à mort par une industrie chimique tombée aux mains de mégalomanes irresponsables et inconscients que les pouvoirs publics sont incapables de juguler et qui conduisent l’espèce humaine au suicide sous hypnose.

Vous le savez tous. Et vous voulez encore discuter ?

Mais discuter de quoi, sacrebleu ?

De mesurettes totalement ineptes comme la réduction de la vitesse des véhicules de 10 kilomètres à l’heure, que personne ne respectera, un étiquetage des produits intégrant le coût environnemental, que personne ne lira, ou la création d’un “Collège environnement” au Conseil économique et social, que personne n’écoutera ?

La maison brûle, et pour éteindre l’incendie, vous brandissez des pistolets à eau ?

Vous voulez discuter, un peu plus sérieusement, de multiplier par trois la surface des cultures françaises en agriculture biologique à l’horizon 2010, et de la multiplier par dix à l’horizon 2020.

Quel horizon ? Il n’y a plus d’horizon ! Notre horizon est complètement ténébreux.

En 2020, vos enfants et petits-enfants seront presque tous cancéreux. Vous-mêmes serez parkinsoniens ou alzheimeristes. Et franchement, à lire vos sujets de discussion, je me demande même si vous n’êtes pas déjà tous menacés par la sénilité précoce.

Mais bon sang, l’agriculture biologique, c’est-à-dire la seule qui puisse progressivement nous rendre la santé et préserver celle des générations futures, occupe aujourd’hui 2 % de la surface agricole française ! Et vous considérez comme des objectifs ambitieux qu’elle en occupe 6 % seulement en 2010 et 20 % en 2020 ? La dégradation de nos organismes a pris le TGV et vous prétendez la rattraper au train des limaces ?

Si vous ne voulez pas que votre “Grenelle de l’environnement” devienne la plus honteuse défaite de la nation française, éclipsant Azincourt, Waterloo et Sedan réunis, il vous faut sonner la charge et adopter un calendrier offensif de décisions radicales qui révèlera au monde entier de quoi les Français sont capables lorsqu’ils se réveillent.

Car, ne vous y trompez pas, c’est bien une guerre que vous avez à livrer. Une guerre implacable contre la sottise, l’aveuglement, la rapacité, la lâcheté et l’inertie. Et si vous voulez remporter la victoire, celle de l’intelligence, du courage et de la lucidité, il n’y a pas une semaine à perdre. De toute évidence, il convient :

- D’orienter toute l’agriculture française vers le 100 % biologique, et cela en moins de cinq ans.

- De couvrir de capteurs solaires les toits de tous les immeubles, l’Etat devant montrer l’exemple en équipant ainsi tous les bâtiments administratifs, écoles, hôpitaux, perceptions, etc., cela aussi en moins de cinq ans.

- De mettre en œuvre toutes les productions possibles d’énergie renouvelable avec liberté complète pour les producteurs privés qui pourront le faire de vendre directement leur électricité aux consommateurs locaux, sans être obligés de passer par l’EDF, dont le monopole de distribution doit être aboli sans délai

- De stopper au plus vite tous les incinérateurs et d’accélérer les solutions de remplacement pour la gestion des déchets (récupération et recyclage des déchets matériels, production de méthane avec les déchets organiques).

- D’obtenir des industriels le zéro-pollution et l’organisation préliminaire à toute nouvelle production de la récupération et du recyclage de leurs produits usagés.

- De refuser toute importation de produits étrangers dont les conditions de fabrication ne répondraient pas aux normes sanitaires et écologiques françaises, tant en ce qui concerne le produit fini que les conditions de travail de ceux qui le fabriquent.

Cette liste est évidemment loin d’être exhaustive et ne recense que les quelques mesures les plus urgentes, à prendre toutes affaires cessantes.

J’en ajouterai une encore, la plus importante et la plus décisive de toutes, mais qui est recouverte d’un véritable tabou, y compris chez les écologistes les plus convaincus : Il est indispensable de stopper sur toute la planète l’explosion démographique en cours.

Je m’étonne et me scandalise que personne ne veuille s’avouer que la cause première de toutes les dégradations de l’environnement que nous subissons n’est autre que la prolifération démentielle des humains sur notre planète de plus en plus exigûe. Si la multiplication des hommes n’est pas stoppée net, il est inutile de rêver à une quelconque sauvegarde de la nature et de notre santé, car nous périrons tous, détruits par nos maladies, asphyxiés par nos miasmes, enlisés dans nos ordures.

J’entends avec effarement prononcer des vœux pieux concernant la diminution des gaz à effet de serre (leur effet polluant étant d’ailleurs le plus inquiétant). Or, nul ne peut ignorer que les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde, non seulement ne parviennent pas à réduire leur natalité, mais visent en outre à hausser leur niveau de vie individuel, ce qui est parfaitement légitime, mais se traduit immanquablement par une multiplication du nombre des automobiles et autres appareils dévoreurs d’énergie, donc une augmentation constante et irrémédiable des gaz polluants dans l’atmosphère. Dans ces conditions, seuls d’indécrottables utopistes peuvent s’imaginer qu’ils vont pouvoir diminuer si peu que ce soit les émissions de gaz polluants et la destruction des forêts primaires, si les pays asiatiques, africains et sud-américains n’organisent pas en moins de cinq ans la réduction drastique de leur natalité, à l’exemple des pays développés d’Europe et d’Amérique du Nord. Et il convient pour cela, en premier lieu, que les chefs religieux de toutes obédiences les y incitent, abandonnent leur vision archaïque et désormais collectivement suicidaire de la reproduction humaine et rendent aux femmes la propriété de leur corps.

J’aimerais que les hommes politiques ne soient plus intimidés par des organisations religieuses qui prétendent être en relation directe avec le Ciel, mais qui semblent fâcheusement déconnectées des réalités de la Terre. Je voudrais qu’un Chef d’État – pourquoi pas le nôtre ? – prenne l’initiative d’une conférence mondiale des religions qui aurait pour but d’examiner, en écoutant des sociologues et des prévisionnistes, si la prolifération continue des humains est vraiment de nature à servir ce qu’elles nomment « l’œuvre du Créateur » ou si, au contraire, cette natalité sans frein n’est pas l’agent sournois d’une destructivité diabolique qu’il convient de juguler.

Je le répète : nous n’avons pas cinquante ans, ni vingt ans, ni même dix ans devant nous pour sauvegarder l’avenir de notre espèce. C’est en moins de cinq ans qu’il nous faut redresser la barre du Titanic planétaire, sinon notre civilisation connaîtra le sort du présomptueux paquebot, inéluctablement, et sombrera corps et biens.

J’entends dire, ici et là, que le coût d’une révolution écologiste rapide serait difficilement supportable par l’économie française, dans l’état précaire où elle se trouve actuellement. Outre que je n’ai jamais entendu quelqu’un oser dire à des pompiers au feu que l’eau coûtait cher, j’affirme qu’une politique écologiste audacieuse et résolue serait rentable à moyen terme. Elle le serait d’abord politiquement, en offrant à la France un rôle de premier plan sur la scène mondiale et en donnant aux Français eux-mêmes le sentiment gratifiant et revigorant de se trouver enfin de nouveau à la tête du véritable progrès. Mais elle le serait aussi économiquement, d’abord en produisant de la santé et de la vigueur pour tous, donc en réduisant les dépenses médicales de plus en plus exorbitantes, qui sont un véritable boulet aux pieds de notre nation, ensuite en offrant aux touristes du monde entier des raisons supplémentaires de visiter le premier pays au monde à offrir un air sain, des eaux propres et une nourriture parfaitement naturelle grâce à une agriculture en totalité biologique.

En 1777, La Fayette s’embarqua pour l’Amérique du Nord, afin de prêter main-forte aux “insurgents”. Celui qu’on appela “le héros des deux mondes” eut une part décisive dans la naissance des Etats-Unis, avant de revenir chez nous participer à la Révolution française. C’est ainsi qu’à la fin du dix-huitième siècle, les Etats-Unis et la France accouchèrent conjointement de la démocratie moderne, inaugurant une ère nouvelle pour toute l’humanité. Cet accouchement se fit, hélas, dans la douleur, puisque les hommes ne semblent pas capables de changer le monde sans l’ensanglanter. Peut-être sommes-nous en droit d’espérer qu’en ce début de XXIe siècle les réformes se fassent avec moins de brutalité. En tout cas, aujourd’hui, c’est encore l’ouverture d’une ère nouvelle que le monde attend. Une ère nouvelle pour la sauvegarde de la nature nourricière à laquelle l’agressivité technologique des hommes a porté gravement atteinte. Et c’est peut-être, encore, la France et les Etats-Unis qui pourraient ouvrir ensemble ce nouveau chapitre de l’histoire mondiale.

Aussi me suis-je pris à rêver qu’à l’issue d’un triomphal “Grenelle de l’environnement” qui aurait su vous unir tous dans une farouche résolution de changer le monde par des mesures vraiment révolutionnaires, dans l’esprit sinon dans la forme, M. le Ministre Jean-Louis Borloo, tel un nouveau La Fayette, s’embarque vers les Etats-Unis afin de décider nos amis américains à entreprendre avec nous la rénovation radicale de notre berceau planétaire. Car s’il est vrai que l’administration américaine actuelle s’est montrée pour le moins réticente à prendre en compte les destructions gravissimes de notre environnement causées par le développement mal maîtrisé de nos industries, il n’en existe pas moins dans l’opinion publique américaine, et en tout cas dans beaucoup de grandes villes, une réelle adhésion aux préoccupations écologistes. Une forte implication du peuple français et de son gouvernement pourrait être de nature à décider les Etats-Unis à prendre à nos côtés la tête du mouvement écologiste mondial, comme l’a souhaité opportunément le Président Sarkozy.

Dans l’espoir que ce message sera entendu, et que les décisions prises par la France seront à la hauteur des enjeux et des urgences, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’État, Mesdames et Messieurs les Délégués, mes encouragements les plus chaleureux.

Pierre LANCE*

7 octobre 2007

pierre.lance@wanadoo.fr

(Site Internet : http://assoc.wanadoo.fr/lerenouvelle/pub)

*auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont un roman d’anticipation écologiste (« Le Premier Président » - Filipacchi, 1993) qui situait en 2004 la montée des périls


Traduction et reproduction autorisées par tous moyens de communication.

dimanche 7 octobre 2007

Un peu de Poésie

Blog 052

Octobre 2007

Un peu de poésie...

France

Ils disaient tous ma France

Ou la France éternelle

Et chacun te prenait un peu de plume à l’aile

Mais quand l’ennemi arriva

Les guérites étaient là

Et plus les sentinelles

Ils disaient tous ma France

Ou la France éternelle

Moi je l’aimais et je ne disais rien

Je n’avais pas seize ans

France tu t’en souviens

Ils disaient tous ma France

Ou la France éternelle

Je n’ai rien dit moi j’étais trop enfant

J’ai pris le fusil de la sentinelle

Et puis c’est fini maintenant

France

Pardonne-moi si je te le rappelle

Je me sens si seul par moments

Ils disaient tous ma France

Ou la France éternelle


Jean-Pierre Rosnay, alias Bébé
Le plus jeune résistant du Vercors

mercredi 3 octobre 2007

Organigramme des Maîtres du Monde

Blog 052 Octobre 2007
Rlz

La Gauche à réinventer...

1er octobre 2007

La gauche à réinventer

par Gérard Duménil et Jacques Bidet

Il est devenu courant en France – presque impératif – de « débattre » de tout et de rien avec n’importe qui. Généreusement médiatisés, de tels badinages postulent que la société serait « apaisée » et que les positions des « partenaires sociaux » seraient conciliables après dialogue.

Certains persistent néanmoins à associer les idées et les projets à des intérêts irréductibles dont le choc ne saurait être étouffé par quelque « concertation » que ce soit. Quand on analyse les grandes fractures de l’histoire, la supériorité d’une telle approche apparaît aussitôt. Comment une classe sociale impose-t-elle sa domination ? Le cas échéant, en alliance avec qui ? Inspirée par Karl Marx, l’analyse dominante à gauche posait qu’une révolution survenait chaque fois que les institutions et les rapports de propriété servaient un groupe social devenu « incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante » (Manifeste du parti communiste, 1848). Et qu’ils contrariaient par conséquent l’avènement de la société nouvelle. En 1789, la bourgeoisie française réclamait la liberté de l’entreprise et du profit ; elle dut alors affronter un pouvoir associant noblesse et clergé ; elle l’emporta grâce à une alliance (temporaire) avec les prolétaires.

Cette configuration d’une bourgeoisie révolutionnaire alliée aux masses rurales et urbaines ne se retrouva pas ailleurs. D’autres bourgeoisies avaient refusé (ou allaient le faire) de mêler leur sort à celui des paysans pauvres ou des prolétaires. En France, selon l’historien Albert Soboul, « la bourgeoisie n’accepta l’alliance populaire contre l’aristocratie que parce que les masses lui demeurèrent subordonnées. Dans le cas contraire, elle aurait vraisemblablement renoncé, comme au XIXe siècle en Allemagne et dans une moindre mesure en Italie, à l’appui d’alliés jugés trop redoutables » (La Révolution française, PUF, 1965).

Car, pour qui ne voulait pas tenter le diable, c’est-à-dire provoquer (comme au Venezuela aujourd’hui ?) l’irruption des sans-culottes dans la vie politique, un modèle existait : celui de la révolution anglaise, associant la bourgeoisie et l’aristocratie foncière. Là encore, le choix devait peu de choses à des humeurs individuelles ou à des débats d’idées, et presque tout à des intérêts. Impliquée assez tôt dans la production et le négoce, l’aristocratie anglaise – contrairement à son homologue d’outre-Manche, plus parasitaire – n’avait nulle raison de combattre le mode de production capitaliste qui émergeait. On le voit : dans un jeu à trois, le cours de l’histoire bascula selon que la bourgeoisie, dont l’heure était venue, dut prendre le pouvoir avec le peuple ou parvint à s’entendre avec l’aristocratie.

Longtemps, la gauche eut pour principal souci de précipiter la relève sociale en exprimant les priorités des « masses ouvrières », en les mobilisant politiquement contre le capitalisme. Parfois, elles aussi devaient contracter des alliances – avec les paysans et les travailleurs indépendants pendant le Front populaire, avec les ingénieurs et les cadres plus tard – mais en tenant le gouvernail. Depuis une trentaine d’années, la perspective de nombre de formations socialistes ou travaillistes s’est inversée. Elles privilégient les « classes moyennes », pas les catégories populaires. Les recentrages des « nouveaux démocrates » américains, des « nouveaux travaillistes » britanniques et de la plupart des sociaux-démocrates européens en témoignent.

Il y a cinq ans, l’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn a d’ailleurs théorisé l’effacement politique du prolétariat d’antan : « Du groupe le plus défavorisé, écrivait-il, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire. Non pas qu’il se désintéresse de l’Histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois dans la violence. » Il a en revanche attribué toutes les vertus au « groupe intermédiaire », d’autant que, selon lui, « l’analyse marxiste, si simple, et surtout si pratique », était devenue « caduque » : « A mesure que l’épargne des salariés s’est étendue, la distinction fonctionnelle entre les revenus du travail et les revenus du capital n’a plus recouvert avec autant de concordance la distinction personnelle entre les individus qui vivent des uns et ceux qui bénéficient des autres. » (La Flamme et la cendre, Grasset, Paris, 2002.)

Dans Le Monde diplomatique d’octobre 2007, les économistes Gérard Duménil et Jacques Bidet se proposent de discuter à leur tour certains des fondements de l’analyse marxiste. Loin de vouloir ainsi brouiller ou effacer le rôle historique des classes populaires, ils leur suggèrent d’envisager de nouvelles alliances, nationales et internationales.

Comment les « classes fondamentales » peuvent-elles reprendre l’initiative ?

David litvak agoracv@yahoo.com