dimanche 27 avril 2008

" Travailler plus pour gagner plus", voire...

Blog 094

Avril 2008

« Travailler plus pour gagner plus », voire...

Quel slogan démagogique en une période où à l’inverse de ce que nous disent nos média les entreprises françaises ferment les unes après les autres ou délocalisent à l’étranger !

Ce slogan est non seulement un « attrape nigauds » mais de surcroît il porte en lui des conséquences très graves tant au plan de la cohésion sociale qu’au plan de la santé qui par suite aggravera le fameux « trou de la SECU »...

En effet, l’égoïsme et le manque de solidarité entre les travailleurs ouvrent la porte à tous les renoncements des acquits sociaux, bêtes noires du MEDEF et de notre gouvernement actuel.

Mais cela n’est qu’un aspect des choses car la « machine humaine » n’a qu’une capacité énergétique limitée et le fait de lui imposer le double de ses possibilités conduit inévitablement à une fatigue excessive avec tout ce que cela comporte d’accidents du travail et de maladies qui seront pris en charge par la SECU qui n’a pas besoin de cela pour creuser davantage son soit disant déficit...

La télévision nous présente depuis quelques jours des reportages sur des ouvriers fiers d’avoir 2 emplois et travaillant jour et nuit pour, disent ils, leur permettre d’honorer leurs engagements financiers pris inconsidérément sur le conseil de leurs banquiers...Je trouve lamentable de présenter de tels cas mais apparemment cela ne choque que moi...

J’ai connu au cours de ma carrière professionnelle au moins 2 cas de salariés dont l’un travaillait « en quart » dans une raffinerie de pétrole et qui, dans ses périodes de repos, faisait des travaux de maçonnerie avec son beau frère artisan maçon, eh bien, cet homme a fait un infarctus et a été à la charge de la SECU pendant des mois.

Le 2 ème cas concerne un Ingénieur de mes relations qui, après des journées stressantes, construisait sa maison lui-même, malheureusement pour lui il est mort lors d’une 2 ème crise cardiaque...

Je pourrait développer davantage mes arguments sur ce thème mais cela est tellement lamentable que j’y renonce en espérant que mes lecteurs prendront conscience de la gravité de la situation dont on ne présente que des avantages illusoires et puis : posez vous la question de savoir combien d’hommes politiques, donneurs de leçons, meurent à 50 ans, de surmenage....

Bonne réflexion....


Rlz

jeudi 24 avril 2008

Les Médecins et nous, les " Patients "...

Blog 093

Avril 2008

Les Médecins et nous, les

« Patients »...

La santé est un bien précieux et chacun de nous fait en sorte de la conserver de la meilleure façon possible avec bien sûr l’aide du corps médical et des moyens techniques et technologiques qu’il détient : observations cliniques, analyses diverses et variées, radiographies et autres scanners, etc.

Notre pays était et est encore en possession de tous ces moyens tout du moins avant que ne sévissent des restrictions budgétaires décidées en haut lieu et qui, à terme prochain, vont compromettre l’état de santé de toute une population et particulièrement celle aux revenus modestes...

Je ne reviendrai pas sur un texte publié précédemment qui parlait de la « médecine à 2 vitesses » tout le monde est conscient du fait que celle-ci se met en place au fil des mois, c’est une évidence, mon propos sera tout autre aujourd’hui : je voudrais parler des relations « Médecins / malades »...

En effet, et bien qu’une généralisation soit à éviter, il y a souvent de la part de certains Médecins une tendance que je trouve « fâcheuse » à considérer le patient comme inapte à comprendre les éléments du diagnostic établi par celui en qui il a placé sa confiance bien qu’il faille reconnaître que les modifications apportées au Code de la santé publique le 22 avril 2005 et qui ont « force de loi » ont sensiblement modifié le comportement des médecins dans le sens d’une meilleure information...

Malheureusement cela n’est pas aussi systématique que cela et beaucoup de malades restent dans l’ignorance des maux dont ils souffrent réellement....

Bien sûr, on peut comprendre la difficulté devant laquelle se trouve un Médecin pour annoncer une grave maladie à son patient mais la psychologie qui fait aussi partie de « l’Art du Médecin » devrait être repensée pour s’adapter au fait qu’aujourd’hui l’élévation du niveau d’instruction générale permet une meilleure compréhension réciproque...

Le système actuel plus ou moins discutable selon l’angle sous lequel on le voit
( Médecin traitant / spécialiste ) n’est pas fondamentalement mauvais car il tient compte de la personnalité du malade que devrait bien connaitre son Médecin traitant.

Mais c’est dans le secteur hospitalier que de gros efforts sont à faire car, je viens d’en faire personnellement la triste expérience, le mutisme et l’absence de réponse aux questions posées sont « monnaie courante » quand cela ne va pas jusqu’au : « moi je connais mon métier mais pas le vôtre alors laissez moi faire ». Un tel mépris ne peut en aucun cas valoriser ceux qui le pratiquent et discrédite une profession des plus honorables...

Je me souviens avoir entendu il y a un certain nombre d’années à la radio l’interview d’un médecin célèbre qui disait franchement : « moi je préfère avoir affaire à des gens sans instruction car ils ne me posent pas de questions », je ne rajoute rien...

Par ailleurs,vu mon âge j’ai connu une époque où la médecine n’était pas aussi pourvue de moyens techniques qu’aujourd’hui et où les Médecins généralistes qu’on appelait « Médecins de famille » faisaient d’excellents diagnostics et n’hésitaient pas à prendre des nouvelles de leurs patients après quelques jours de traitement...Il est vrai aussi que l’espérance de vie de cette époque n’était pas celle d’aujourd’hui encore, qu’en y regardant de plus près, et en y intégrant les accidents de la route entre autres avec leurs séquelles et les maladies telles que celle d’Alzheimer, le sida et autres hépatites virales il y ait lieu de nuancer cette triste comptabilité....

Malgré les apparences le découpage par spécialité ne me semble pas positif à tous points de vue quand on constate les interférences malencontreuses entre plusieurs traitements en cours chez un même patient et là un « recentrage » systématique par le Médecin traitant, à la demande du spécialiste consulté, devrait être indispensable ce qui n’est malheureusement pas le cas en général le spécialiste ne se contentant souvent que d’un coup d’œil rapide sur les ordonnances du malade lorsqu’il les a apportées avec lui et puis la spécialisation entraîne inévitablement une réduction du champ d’appréciation et une focalisation sur les symptômes de la spécialité...

Et puis malgré toutes les connaissances que peuvent avoir les Médecins leur infaillibilité n’est pas absolue et des erreurs de diagnostics sont parfois commises d’autant plus que le temps imparti pour une consultation est limité autour de 15 minutes tant pour des raisons conventionnelles que du fait du « turn over » obligé du cabinet médical...De surcroît, un autre phénomène tend à se développer : c’est la réticence des Médecins généralistes à faire des visites à domicile ce qui est un inconvénient notable pour les personnes âgées et dépourvues de moyens de transport personnels sans parler du coût de ces visites.

Les temps changent et les conditions de vie évoluent de plus en plus vers une fragmentation des rôles de chacun d’entre nous et l’espèce « d’intimité » qui s’était établie entre le Médecin et ses patients disparaît progressivement ce qui est regrettable...

Malgré tout nous devons conserver notre confiance dans la technicité de nos Médecins mais en tant que Patient nous devons, d’une part, admettre que tout n’est pas possible dans le domaine médical mais d’autre part, faire valoir nos droits à l’information comme la loi nous y autorise au travers du Code de la santé actuel.

Rlz

dimanche 6 avril 2008

L'Union pour la Méditerranée Blog 092




Blog 092

Avril 2007

La dernière idée de Sarko...

Non seulement notre Président a plein d’idées en matière économique et sociale mais son cerveau est aussi, semble t’il, capable de penser en matière de politique internationale quel que soit le problème et où celui-ci se situe....

Rien n’échappe à son esprit à l’affût de tout :

- les Jeux Olympiques,

- l’affaire de l’Arche de Zoé, ( encore qu’il y aurait beaucoup à dire à ce sujet )

- la prise d’otages en Colombie,

- etc.

Mais s’il n’y avait que cela, à la limite, on pourrait admettre qu’il s’agit d’affaires n’engageant pas l’avenir de l’humanité et partant d’un bon sentiment....

Mais notre Président voit aussi beaucoup plus loin que ces affaires ponctuelles aussi graves soient elles et il sait aussi s’intéresser aux questions de géostratégie et son intérêt se porte actuellement vers les pays du sud et en particulier de ceux bordés par la Méditerranée quels que soient leurs régimes politiques et leurs intérêts pas toujours convergents.

Il a imaginé « l’Union pour la Méditerranée » lors de ce qu’on a appelé « l’Appel de Rome » du 20 décembre 2007 et dont le Sommet se tiendra à Paris les 13 et 14 juillet 2008....

Cette « Union pour la Méditerranée » devrait concerner 25 pays, dont une majorité de l’UE, et aussi des plus disparates parmi lesquels :

- le Portugal,

- la Jordanie,

- la Mauritanie,

- l’Algérie,

- Chypre,

- voire Israël

selon nos informations actuelles et sous caution....

Cette Union serait conçue, d’après N. Sarkozy, « à l’image de l’Union Européenne ».

Inutile de préciser que cette « Union » n’est pas du goût de tous les Européens surtout ceux du nord et n’emballe pas du tout l’Allemande Angela Merkel...

Bien entendu ce projet est présenté sous les meilleurs auspices dans une « Logique de coopération et non d’intégration ».

Toutefois une « Banque méditerranéenne d’investissement » est d’ores et déjà prévue et une politique reposant sur 3 piliers est programmée, cette politique prévisionnelle est :

- une politique « d’immigration choisie »,

- une stratégie écologique avec gestion de l’eau,

- une politique commune de co-développement.

A priori tout cela est bel et bon mais dans quelle aventure veut on nous engager quand on pense aux difficultés que les Européens ont à construire leur propre Union et que les prévisions financières mondiales sont toutes plus ou moins « dans le rouge » ?

Les guerres engagées aux cotés des USA dans la cadre d’accords en phase d’élargissement ( renforts en Afghanistan entre autres ) grèvent notablement les finances des pays européens et il est à craindre que la mise en place de cette Union Méditerranéenne ne nécessite une mise de fonds initiale qui sera aussi répercutée sur le contribuable de base...

Quand on fait des rapprochements historiques qui ne furent pas glorieux pour la France avec les « Napoléon » on peut se poser des questions sur la probabilité de réussite d’un tel projet et l’on peut comprendre l’hésitation de certains pays devant un tel projet plus ou moins hégémonique....

Il est trop tôt pour tirer des conclusions sur ce projet d’Union Méditerranéenne tant que les participants du « Sommet » de Paris de juillet 2008 ne se sont pas prononcés mais on peut quand même s’interroger sur 2 points non négligeables à mon sens.

1) Qu’elle sera l’implication plus ou moins officielle des USA dans cette opération et en particulier en ce qui concerne les richesses dont le pétrole algérien et d’éventuelles bases de l’OTAN ou équivalents ?

2) Qu’elles seront les attitudes des Russes et des Chinois ayant déjà des intérêts économiques et stratégiques en Afrique subsaharienne ?

Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur ce qui sortira de ce projet « pharaonique » de notre Président mais le passé peut nous faire craindre le pire...

Rlz

mercredi 2 avril 2008

L'Afghanistan et après ? Blog 091

Blog 091

Avril 2008

L’Afghanistan et après ?

Il fut un temps pas très lointain où la plupart des Français ignoraient l’existence de ce pays d’Asie qui vivait paisiblement selon des coutumes ancestrales dans le cadre d’un
Islam qui ne faisait pas parler de lui, ce qui ne veut pas dire sans difficultés locales...

Cependant arriva une époque au cours de laquelle des intérêts stratégiques liés à la position géographique de ce pays situé entre les Républiques du sud de l’ex-URSS et le Pakistan n’échappèrent pas au sociétés pétrolières d’une part et au besoin presque ancestral de la Russie d’avoir un débouché sur les « mers du sud ».

Cet état de faits fit qu’il y eut en Afghanistan dans les années 1970 un changement de régime politique considérable : la Royauté ayant été balayée au profit d’un régime plus ou moins démocratique favorable à l’URSS.

Ce changement de régime entraîna immédiatement à partir du Pakistan une réaction américaine afin de contrer ce nouveau régime. Il s’en suivit une guerre dont les Soviétiques sortirent épuisés malgré les moyens mis en œuvre au plan matériel, les Afghans pratiquant avec l’aide US plus ou moins cachée, une guérilla des plus sanglantes.

Cependant des querelles intestines dans les diverses factions afghanes compliquèrent la situation et après le retrait des Soviétiques une coalition menée par les USA prit le relais avec des moyens considérables et en impliquant de plus en plus leurs alliés dont la France par le biais de l’Otan rebaptisée pour l’occasion....

Nous n’allons pas entrer dans les méandres économico politiques de tout ce conflit car ils sont des plus compliqués et imbriqués mais il faut savoir, qu’en soi l’Afghanistan qui à notre connaissance, ne possède pas de ressources pétrolières propres, présente par ailleurs un intérêt vital pour l’acheminement par les « mers du sud » du pétrole issu des ex-Républiques soviétiques aujourd’hui « indépendantes » d’où le projet de construire un oléoduc traversant presque totalement ce pays...

A partir de cet objectif on comprend l’acharnement des Sociétés pétrolières à avoir la mainmise sur l’Afghanistan quel qu’en soit le prix y compris en y impliquant de plus en plus de leurs « amis »....

Quand on connaît quelque peu l’histoire on sait que quels que soient les moyens plus ou moins sophistiqués mis en œuvre par l’agresseur il est difficile sinon impossible de vaincre un peuple agressé sur son territoire du fait de sa connaissance parfaite des lieux et des conditions climatiques entre autres....Napoléon en a fait la triste expérience en Espagne et en Russie ainsi qu’Hitler dans ce même pays sans oublier le Vietnam et l’Algérie dans les années 1950, etc.

Pour revenir à notre sujet principal on est en droit en tant que Citoyen Electeur de se poser la question de savoir quels sont les intérêts directs que la France a à combattre aux cotés des USA et des Britanniques en Afghanistan sur un plan purement stratégique et économique ce dernier point étant en contradiction avec les propos présidentiels et gouvernementaux en matière financière qui nous disent que la France est « en faillite » alors qu’il est décidé d’envoyer 1000 militaires de plus là-bas....

Je ne suis pas spécialiste en comptabilité militaire mais je sais que les règles financières qui régissent un Etat en guerre ne sont pas les mêmes que celles qui régissent un Etat en paix....

J’ai tout lieu de penser que les belles promesses de nos gouvernants concernant « le non plan de rigueur », l’oubli de nouvelles taxes ne pourront pas être tenues si nous envoyons de nouvelles troupes en Afghanistan avec toute l’intendance que cela suppose....

Je pense avoir écrit l’essentiel de ce que je prévois pour le malheur de notre pays et je suggère que le contingent de 1000 militaires prévus pour partir là-bas soit prélevé parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy...

Français, mes frères, n’oubliez pas que bientôt on va nous faire le même coup pour l’Irak....

Rlz