Blog 076
Février 2008
Quelques éléments de Mécanique des Fluides.
S’il est une branche de
Cette science à part entière couvre un immense domaine qui va de l’étude des cours d’eau aux véhicules spatiaux en passant par les canalisations urbaines, les aéronefs ( avions et hélicoptères ) la circulation sanguine, etc.
Ce qui fait la complexité de cette branche de
Je n’ai pas la prétention de faire un cours magistral sur ce sujet passionnant en utilisant des formules mathématiques parfois complexes qui régissent un domaine des plus vastes mais je vais essayer de donner l’essentiel se rapportant à des applications dont nous avons souvent l’usage sans en connaitre forcément les fondements....
Commençons par le plus simple, et surtout, l’un des domaines les plus rencontrés dans notre vie courante de tous les jours : l’automobile.
Combien de nous connaissent les savantes études et essais aérodynamiques ayant conduit au profil le mieux adapté au rapport « vitesse / consommation » ainsi que le détail de fonctionnement d’un carburateur assurant la meilleure richesse ( rapport « Air / carburant » et, partant, la moindre consommation de carburant...
Mais ne nous faisons pas d’illusion ce premier exemple contient à lui seul la presque totalité des lois qui régissent
Nous consacrerons un peu plus de temps à l’Aérodynamique qui prend du fait de l’extension considérable de l’Aviation de plus en plus d’importance et dont les performances sont « boostées » par une concurrence sans merci. Cependant n’oublions pas que des véhicules terrestres tels que les divers TGV requièrent les mêmes recherches aérodynamiques que l’Aéronautique...
2) A présent un peu de théorie :
Comme déjà dit en introduction
Citons à titre d’exemple les gaz liquides de nos gazinières et des voitures à carburants mixtes.
Et puis n’oublions pas notre sang dont les circulations artérielle et veineuse sont soumises aux mêmes lois avec de surcroit des problèmes de stases conduisant à des réductions de section de passage et d’éventuels caillots aux conséquences fatales mais rappelons qu’il s’agit là d’un fluide « vivant » qui évolue avec l’âge et l’état de santé du patient concerné...
Il s’agit des nombres de :
- Mach,
- Reynolds,
- Etc.
A noter qu’il existe un certain nombre de formules utilisables selon le type d’écoulement concerné ( laminaire ou turbulent par exemple) : loi de Bernoulli, de Poiseuille voire de St Venant pour l’air ou pour les liquides visqueux....
En fait quand on examine avec du recul toutes ces formules d’intérêt pratique on constate une certaine cohérence si l’on tient compte des domaines d’application et de la nature des fluides considérés et en particulier si l’on affecte aux formules employées les valeurs numériques correspondant aux grandeurs sur lesquelles on travaille.
La première des formules que l’on peut citer est fondamentale car elle détermine bon nombre d’applications :
a) « Equation de continuité », elle s’énonce ainsi : V s = v S , en clair cela veut dire qu’il y a constance entre le produit des vitesses et des sections de passage pour le même écoulement ;
b) « Loi de Bernoulli » qui énonce que « le long d’un filet fluide la pression totale Pt est constante » :
Pt = Pd + Ps
ce qui signifie qu’à pression Pt constante quand la pression dynamique Pd due à la vitesse augmente la pression statique Ps diminue, c’est sur ce principe que fonctionnent les carburateurs et tous le tubes de Venturi servant à créer des dépressions et même pratiquement tous les aéronefs dont les profils sont étudiés pour créer des pressions et des surpressions aux endroits voulus...
La pression dynamique est due à la vitesse du fluide et s’écrit :
Pd = 1/2 ρ V\2 où
ρ est la masse spécifique du fluide et V\2 le carré de la vitesse...
Il est bien évident que ces quelques formules élémentaires ne permettent pas de résoudre tous les problèmes qui se posent chaque jour aux Ingénieurs spécialisés.
Une application pratique de tous les jours pour la mesure de la vitesse de vol d’un avion est le « tube de Pitot » qui capte à la fois la pression dynamique et la pression statique régnant à l’altitude de vol et à l’aide d’un calculateur spécialisé détermine le nombre de Mach c'est-à-dire le rapport de la vitesse de l’avion avec la vitesse du son à l’altitude considérée....
Dans le souci de ne pas alourdir un texte très spécialisé je voudrais rappeler que
Mais ne soyons pas sévères la mécanique des Fluides ne se limite pas à l’Aéronautique et les véhicules fluviaux et maritimes nécessitent des calculs non moins complexes au niveau des carénages et des hélices qui, elles aussi, sont confrontées à des problèmes de cavitations pas des plus faciles ( exemple du porte avion Clémenceau entre autres ).
En fait, et bien que nous semblions sortir du sujet, il ne faut pas mépriser nos ancêtres qui ont construit des canaux avec des aqueducs en ne s’appuyant à priori que sur les lois de l’hydrostatique, les Romains en particulier pour rester en Europe seulement, mais qui étaient obligés de tenir compte néanmoins des problèmes hydrodynamiques à maintes reprises...
Et puis n’oublions pas la place de plus en plus importante que prennent pour notre confort, sinon pour l’esthétique des paysages, les « éoliennes »....
Rlz
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