Blog 032
Août 2007
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leurs pas
Que l’un fut de la chapelle et que l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèle des lèvres, du cœur, des bras
Et tous les deux disaient : qu’elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira par deux fois l’un chancelle
L’autre tombe et mourra
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle nos sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule et se mêle à la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison prochaine murisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
L’un court l’autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Dites flute ou violoncelle le double amour qui brula
L’alouette ou l’hirondelle la rose et le réséda.
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